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Du bon usage de son cerveau 3 - l'Autre


Du bon usage de son cerveau 3 - l’Autre

Dans les deux précédents documents, il a été proposé les données suivantes :
• le cerveau peut nous permettre d’agir consciemment sur notre organisme (préparation d’une intervention par exemple)
• pour se faire, il va entre autres, consulter les mémoires engrangées dans nos cellules, organes …

Le cerveau va donc être en interaction avec ce que l’on peut considérer comme notre monde interne, en émission et en réception.

Examinons les interactions externes, et en particulier celles entre « humains ». De façon évidente, nous échangeons avec les autres de façon verbale (capteurs sonores), gestuelle (capteurs visuels) ou tactile (capteurs de la peau). Le cerveau reçoit aussi des données informationnelles qui vont être d’autant plus difficiles à analyser que nous ne sommes pas éduquer à les percevoir.

Pour comprendre cela, voici un petit exercice composé de 5 phrases. Comme vous pourrez le constater, elles sont toutes identiques mais si vous voulez jouer le jeu, lisez les toutes, tranquillement, en faisant une petite pause entre chaque. Décidez ensuite celle que vous préférez ou détestez. Réagissez dans le forum, les différences entre chaque phrase seront exposées dans une semaine à peu près.

A. Le soleil se cachait derrière l’horizon tandis que les dernières mouettes regagnaient l’île.

B. Le soleil se cachait derrière l’horizon tandis que les dernières mouettes regagnaient l’île.

C. Le soleil se cachait derrière l’horizon tandis que les dernières mouettes regagnaient l’île.

D. Le soleil se cachait derrière l’horizon tandis que les dernières mouettes regagnaient l’île.

E. Le soleil se cachait derrière l’horizon tandis que les dernières mouettes regagnaient l’île.

Bien amicalement
Véronique
Cirdec
Membre
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depuis le 25 mai 2006

le 8 novembre 2006


Bonjour Véronique, bonjour à toutes et à tous

Au départ, je me suis dit: "Avec quoi elle vient...?"
Ensuite, j'ai cherché les différences dans l'identique et voilà ce que j'ai trouvé:

  • celles que je préfère: la A. et la B.


  • celle que je déteste: la D.


  • La E. , je la détestais mais elle m'a permis de comprendre le jeu et m'est donc indispensable au questionnement et à l'analyse.

Curieux de connaître votre exposé...!
Bien amicalement
Cédric
Véronique
Membre
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depuis le 26 mai 2006

le 8 novembre 2006


Cirdec :

Bonjour Cirdec, bonjour à tous,

Nous n'allons pas dévoiler de suite ce qui se cache derrière chaque phrase mais les réponses sous forme, j'aime ou je déteste sont un excellent démarrage pour la suite.
De plus, ce n'est pas vraiment un jeu, il n'y a pas grand chose à gagner sinon l'opportunité de découvrir un peu plus notre façon de fonctionner.

Bien amicalement
Véronique
Cirdec
Membre
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depuis le 25 mai 2006

inspiré par Véronique le 8 novembre 2006


Véronique :  je vous cite:

"...Pour comprendre cela, voici un petit exercice composé de 5 phrases. Comme vous pourrez le constater, elles sont toutes identiques mais si vous voulez jouer le jeu, lisez les toutes, tranquillement, en faisant une petite pause entre chaque. Décidez ensuite celle que vous préférez ou détestez. Réagissez dans le forum, les différences entre chaque phrase seront exposées dans une semaine à peu près."

" ...De plus, ce n'est pas vraiment un jeu ,..."

"si vous voulez jouer le jeu", c'est dans ce sens que j'utilisais le mot " jeu "...! J'avais bien compris que ce n'était pas dans le sens ludique du terme...

Bien amicalement
Cédric
Tim
Membre
5 envois
depuis le 9 novembre 2006

le 10 novembre 2006


Bonjour Véronique, bonjour à tous,

Effectivement, c'est ... troublant. après avoir lu les 2 premiers articles "Du bon usage de son cerveau" avec attention, je me dois de m'exprimer sur ce troisième !

Quand j'ai lu ces phrases, pour moi il est apparu que de la A à la C, ça me paraissait de plus en plus "dur", comme un roc. Je ne suis pas sûr d'être bien clair, il est un peu difficile de mettre des mots sur ce ressenti. Ensuite la D m'a paru plus chantante, en tout cas, c'est celle que je préfère. Quant à la E ... je ne sais pas trop qu'en dire.

Dans l'attente d'autres réactions et de la semaine prochaine,

Bien amicalement, Tim.
Tim
Membre
5 envois
depuis le 9 novembre 2006

le 10 novembre 2006


Re bonjour à Véronique et à tous,

Ayant fait le test, j'ai demandé par curiosité à ma femme de le faire, je vous communique ses réponses :

"A Je n'aime pas de trop. B Je n'aime pas du tout, c'est celle que j'aime le moins C Bof à la première lecture et "trop neutre" à la deuxième lecture D Pas mal du tout, c'est celle que je préfère E une délivrance (est-ce que c'est parce que c'est la fin des phrases à lire ??)"

Dans l'attente d'autres réactions, Bien amicalement, Tim.
Véronique
Membre
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depuis le 26 mai 2006

le 15 novembre 2006


Bonjour à tous et merci à Cédric, Tim et sa femme pour avoir participé à ce petit exercice.

Les différences entre chaque phrase viennent de l’attitude de l’émetteur :
A l’émetteur est une personne qui s’adresse à un public, un acteur faisant une lecture à haute voix sur une scène
B l’émetteur est crispé, énervé, il s’adresse directement à vous mais est pressé de passer à une autre activité
C message émis par un ordinateur
D l’interlocuteur vous parle mais il fait autre chose en même temps, répond au téléphone ou consulte son ordinateur
E la personne vous parle comme à un ami très cher, avec lequel elle souhaite partager un moment de pur bonheur

Maintenant, il est possible d’analyser comment ce test indique notre façon de rentrer en contact avec l’autre. Pour cela, il est nécessaire de le remettre dans le contexte : cet exercice apparaît dans un forum lieu d’échanges d’idées entre personne qui a priori ne se connaissent pas.

Cédric a aimé les phrase A et B et détesté la phrase D. Il a réagi sur les trois phrases ou l’interlocuteur est bien présent (à l’opposé de la phrase C) mais l’intensité relationnelle de l’échange avec cet interlocuteur compte particulièrement puisqu’il a préféré la B qui est la plus directe et détesté la D où l’interlocuteur lui parle comme s’il était transparent.

Tim réagit différemment : « il est apparu que de la A à la C, ça me paraissait de plus en plus "dur", comme un roc »Il a préféré la D. De A à B, l’émetteur est plus direct au récepteur. La C peut être perçu comme une absence d’émetteur (ce qui a été probablement l’analyse de Cédric) ou, au contraire, comme quelque chose de dur parce que l’émetteur est déshumanisé, et ainsi considéré comme immuable, inadaptable. En choisissant la D, il montre sa préférence pour un interlocuteur qui ne va pas être trop direct, au moins au début de la relation, lui laissant le temps de l’observation.

En ce qui concerne la femme de Tim, nous sommes obligés de prendre en compte le fait que c’est Tim qui lui a proposé ce test. Elle était donc accompagnée par un Autre qui l’aime. Ce n'est plus une lecture du test totalement anonyme puisqu’elle savait qu’elle échangerait ensuite avec Tim. Elle dit aimer moyennement la A, pas du tout la B, préférer la D. La variation par rapport à Tim est l’affirmation du refus de la B. Comme Tim, elle choisit probablement l’observation d’abord mais ne se sent pas à l’aise dans un rapport tendu et trop direct.

La dernière phrase, la E, au sujet de laquelle la femme de Tim parle de « délivrance » a une connotation particulière. Contrairement aux quatre autres, elle a un spectre d’informations plus large. Sur un forum comme celui d’Arsitra, les messages ne sont pas de cet ordre, c’est pourquoi Cédric et Tim ont réagi sans trop savoir quoi en penser. S’ils avaient reçu ce message dans leur boîte personnelle, venant d’un ami, ils y auraient probablement porté une toute autre attention. La femme de Tim (en supposant que son terme de délivrance était positif, ce qu’elle nous dira peut-être…) a pu s’ouvrir à ce spectre parce qu’elle était « accompagnée ».

Ces analyses proposent un regard inhabituel sur nos réactions à des éléments invisibles. Il apparaît que l’émetteur teinte son message et le récepteur « l’interprète » en fonction de ce qu’il est.

Bien amicalement
Véronique
Cirdec
Membre
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depuis le 25 mai 2006

le 17 novembre 2006


" Véronique


Ces analyses proposent un regard inhabituel sur nos réactions à des éléments invisibles. Il apparaît que l’émetteur teinte son message et le récepteur « l’interprète » en fonction de ce qu’il est.

Bien amicalement
Véronique "


Bonjour Véronique, bonjour à toutes et à tous,

Tout d'abord, merci d'avoir soulevé le voile sur les difficultés de communications rencontrées sur les forums entre "l'émetteur" d'un message et son "récepteur".
Cela a le mérite de mettre en évidence les problèmes d'anonymat et les incompréhensions liées au fait que l'on ne connaît pas l'interlocuteur.

Des questions surgissent: "Pourquoi cela fonctionne avec certains et pas avec d'autres?"; "Pourquoi accepte-t-on la teinture du message de l'un et pas celle d'un autre?"; "Pourquoi fait-on passer qui on est avant de comprendre qui est l'autre?"; "Pourquoi se sent-on parfois agressé et pourquoi agresse-t-on à son tour?"; "Comment se fait-il que de réelles amitiés puissent naître via des forum, alors que les 'éléments invisibles' ne semblent pas si 'invisibles que cela'?; "Comment au travers d'un écran, peut-on percevoir l'attitude d'un émetteur?"; "Qui se cache ou qui se dévoile derrière son écran?;  "Comment comprendre que 'le pur bonhheur' puisse exister au travers d'échanges purement virtuels?" etc...
Autant de questions, les unes aussi fondamentales que les autres... auquelles on aimerait pouvoir répondre!

Bien amicalement
Cédric
Véronique
Membre
25 envois
depuis le 26 mai 2006

le 17 novembre 2006


Cirdec : Bonjour Cirdec, bonjour à tous,

Il est possible de donner des embryons de réponses à tes questions :

Pourquoi cela fonctionne avec certains et pas avec d'autres?
Tout simplement parce que certains y sont plus sensibles que d'autres. Comme il est possible d'être sourd, il est possible de ne pas ou peu ressentir ces informations. Cependant, ce manque de sensibilité peut être dû à un refus conscient ou inconscient. Ce n'est donc pas a priori irréversible.

Pourquoi accepte-t-on la teinture du message de l'un et pas celle d'un autre?
Cela vient de notre fonctionnement. Lorsque nous rentrons en contact avec un autre individu, nous allons le "tester", essayer de déterminer si cet Autre représente un danger, s'il correspond à notre mode d'échange. Si les personnes un peu timides nous rassurent, nous recherchons chez l'autre s'il y a des signes de discrétion et de timidité. Selon les résultats de ces tests nous poursuivons ou non notre relation. Plus nos expériences ont été difficiles avec autrui, plus notre sélection sera sévère et plus nous serons sensibles à ces signes invisibles comme étant des éléments supplémentaires de décision.

Pourquoi fait-on passer qui on est avant de comprendre qui est l'autre?
C'est une question de survie. Nous sommes "programmés" pour rester en vie parce que sans vie physique, il n'est plus possible d'expérimenter. Nous allons donc utiliser notre base interne de référence pour échanger avec l'autre.

C'est un petit début de réponse aux questions. Il faudrait des heures pour répondre de façon complète. Faute de temps, les autres questions seront abordées dans quelques jours.

Bien amicalement
Véronique
Tim
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depuis le 9 novembre 2006

inspiré par Véronique le 19 novembre 2006


Bonjour Véronique, bonjour à tous,

Merci pour cet éclairage et ce qui était "caché" derrière ces phrases.

Effectivement, on ressent différemment des phrases qui sont identiques en apparence, l'exercice valait vraiment la peine d'être tenté.

Concernant la dernière phrase de ma femme, effectivement la délivrance était dans le sens positif du terme. Je privilégie donc le sens où elle était accompagnée pour cet échange et a pu percevoir différemment l'émetteur du message.

Bien amicalement, Tim.
Véronique
Membre
25 envois
depuis le 26 mai 2006

le 21 novembre 2006


Bonjour à tous (et merci à Tim pour le complément d'information)

Toutes tes questions Cédric ne trouveront pas de réponses ici mais il y en a une qui mérite que l'on s'arrête.

Pourquoi se sent-on parfois agressé et pourquoi agresse-t-on à son tour?"
La plupart du temps, l'individu va se sentir agressé parce qu'il a perçu que le message émis (signaux visibles ou non)le met en difficulté. C'est à dire qu'il va se sentir en situation de faiblesse. C'est pourquoi, il est intéressant de connaître ses points faibles afin de les travailler éventuellement, mais surtout d'acquérir une maîtrise qui permet de repérer ce qui se joue au moment de l'échange. Il devient alors possible de choisir la réponse adéquate. Est-il besoin d'agresser en retour si l'on repère que la colère de l'émetteur est uniquement due à du désarroi par exemple ? Si cette solution est tout de même retenue, la colère ne sera là que pour stopper l'émetteur et sera contrôlée.

En remerciement à ceux qui ont participé au petit test, voici dans la même veine, une autre phrase qui vous fera un peu voyager.


1. je suis un animal


2. je suis un animal


Vous aurez peut-être du mal à déterminer de quel animal il s'agit au 1 puis au 2, mais ce n'est pas très important. Dans les deux cas, ce sont des animaux sauvages.

Bien amicalement
Véronique
Ishtar
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43 envois
depuis le 22 août 2006

le 22 novembre 2006


Bonjour,

voilà mes impressions:

un des deux est un homme ,le deuxiéme peut-être,pour l'autre je "vois" plutôt un félin , quoique l'idée d'un ours m'ai traversé l'esprit

c'est assez confus en fait j'ai du mal à les séparer distinctement

merci pour ce sujet que je trouve passionnant

bonne journée
Cirdec
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depuis le 25 mai 2006

le 22 novembre 2006


" ...Toutes tes questions Cédric ne trouveront pas de réponses ici mais il y en a une qui mérite que l'on s'arrête...  Véronique "


Bonjour Véronique, bonjour à toutes et à tous,

Véronique, je comprends fort bien que tu ne puisses répondre à toutes mes questions; en fait, j'écrivais tout haut ce que je pensais tout bas!!! Oups!
Ceci dit, j'ai apprécié tes commentaires et suggestions qui traduisent une belle compréhension de la dialectique. Merciiiiiiiiiiii !

En réponse au second test :

1. je suis un animal
  • Je déteste cette affirmation (irréfléchie) car j'y vois "l'animosité", les bas instincts qui peuvent nous habiter.

2. je suis un animal

  • J'aime bien cette réflexion (moins affirmative) à travers laquelle je pressens une reconnaissance de notre "animalité", les instincts nobles de l'animal sauvage.


Cependant, concernant ces deux propositions, l'une ne va pas sans l'autre; elles sont donc toutes deux indispensables du fait que ce n'est pas descriptif comme dans le test précédent; ici il s'agit de "JE SUIS" un animal.

Bien amicalement
Cédric
Véronique
Membre
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depuis le 26 mai 2006

le 22 novembre 2006


Bonjour à Ishtar et Cédric, bonjour à tous,

Deux éléments sur les deux dernières phrases.

Contrairement aux phrases précédentes, l'animal ne rentre pas en contact avec l'homme. La proposition est plutôt de ressentir ce qu'il vit.

Et dans cet optique, Ishtar, le ressenti de leur lieu de vie permettra de faire un tri sur l'espèce. Dans chaque phrase, il évolue dans un milieu très différent (on peut commencer par la question terre ? air ? eau ?).

Par contre, le point commun avec les premières phrases, c'est que nous allons les ressentir avec ce que nous sommes. Un élément sur lequel nous sommes particulièrement attentif peut nous amener à extrapoler.



Merci de participer à cet échange.
Bien amicalement
Véronique
Ishtar
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43 envois
depuis le 22 août 2006

le 22 novembre 2006


J'ai beaucoup de mal à faire ce "test" comme j'ai eu du mal à faire le précédent... y a un oiseau dans l'histoire... je crois que je "rationnalise" trop et cela me bloque complétement

derniére "sensation": il y a un grand et un petit

mais je confirme, un homme a à voir dans toute cette histoire

j'ai hâte de lire les résultats pour me rendre compte à quel point je suis "bouchée"

merci, bonne fin de journée à tous
Cirdec
Membre
283 envois
depuis le 25 mai 2006

le 22 novembre 2006


" Bonjour à Ishtar et Cédric, bonjour à tous,

Deux éléments sur les deux dernières phrases.

Contrairement aux phrases précédentes, l'animal ne rentre pas en contact avec l'homme. La proposition est plutôt de ressentir ce qu'il vit.

Et dans cet optique, Ishtar, le ressenti de leur lieu de vie permettra de faire un tri sur l'espèce. Dans chaque phrase, il évolue dans un milieu très différent (on peut commencer par la question terre ? air ? eau ?).

Par contre, le point commun avec les premières phrases, c'est que nous allons les ressentir avec ce que nous sommes. Un élément sur lequel nous sommes particulièrement attentif peut nous amener à extrapoler.

Merci de participer à cet échange.
Bien amicalement
Véronique "


Je revois ma copie et je rectifie mon texte sur base de ces nouvelles précisions :

1. je suis un animal
  • Je suis un vautour, un oiseau de proie, rapace, charognard qui se délecte  de cadavres.


  • Je déteste cette option car j'y vois "l'animosité" des humains se délectant de cadavres d'abattoirs et de boucheries, les bas instincts nécrophages qui peuvent habiter l'humain.

2. je suis un animal
  • Je suis un gorille, végétarien / végétalien, ayant une vie sociale en harmonie avec son environnement.


  • J'aime bien cette option à travers laquelle je peux m'identifier en tant que végétarien à  "l'animalité" du gorille.
Bien amicalement
Cédric
Tim
Membre
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depuis le 9 novembre 2006

le 23 novembre 2006


Bonjour Véronique, bonjour à tous,

J'ai une perception qui se rapproche plus de celle d'Ishtar. Voilà comment je les ressens à la lecture :

1. Je suis un gros animal. Je vis sur la terre au chaud, et j'ai une voix grave. J'ai dans la tête l'image d'un lion.

2. Je suis un petit animal léger, je survole (ou je prends de la hauteur). J'ai une voix aigüe. J'ai l'image d'un canari (voire un peu plus gros) qui est dans les îles, au soleil.

Effectivement, ce n'est pas évident, et je ne mettrai pas ma main à couper sur les réponses.

Bon test à toutes et à tous. Bien amicalement, Tim.
Véronique
Membre
25 envois
depuis le 26 mai 2006

le 24 novembre 2006


Bonjour à Ishtar, Cédric et Tim, bonjour à tous,

Bravo à vous trois, vous vous êtes vraiment bien débrouillés parce que c’est un exercice très difficile. Vous donnez, de plus, la possibilité d’analyser plus avant notre façon de fonctionner.

La difficulté venait de ce que l’on se trouvait chaque fois dans le cerveau de l’animal. Des éléments de compréhension, que nous utilisons habituellement pour observer l'animal (nos yeux, nos oreilles) nous échappaient. Lorsque nous posons l’un après l’autre nos pieds sur le sol lors de la marche, notre cerveau n’est pas mobilisé par ce mouvement. De plus, certaines fonctions réalisées par le cerveau des animaux ne sont pas en place dans le notre.

Ce préambule achevé, il est possible de dévoiler le nom de chaque animal :

1 un dauphin

2 une louve

voici les informations qui accompagnaient ces deux mammifères.

1 mouvement de déplacement dans l’eau et l’air, perception mentale de l’environnement par le système élaboré d’écholocation, mise en contact avec le cerveau de deux congénères afin de réaliser ensemble des bonds hors de l’eau….

2 déplacement dans la forêt accompagnée de deux louveteaux, perception du fait de poser les pattes sur le sol par rapport à une recherche de silence, moment allongé avec allaitement des petits dans un lieu tel qu’une tanière, surveillance de l’environnement avec recherche de gibier mais toujours priorité aux louveteaux…

En fait, vous avez tous les trois perçu une différence nette entre les deux mais je vais détailler vos réponses.

Ishtar, tout d’abord,
Vous avez eu un ressenti tout à fait judicieux. Vous avez senti la présence humaine, cela tient du fait que le dauphin a une perception mentale très évoluée. De plus, n’ayant pas beaucoup de prédateurs, on sent moins l’instinct tel qu’on l’imagine chez un animal. En ce qui concerne la différence de taille, effectivement le dauphin est plus grand que la louve. Vous avez eu du mal à resituer le ressenti entre le premier et le deuxième. Rassurez-vous c’est très difficile de passer de l’un à l’autre parce que notre cerveau a du mal à se centrer rapidement sur un élément et se centrer sur un autre ensuite avec la même « fraîcheur ».

Cédric,
Vous avez,vous aussi, ressenti ce côté humain en lui attribuant un côté « négatif ». Ce sont des associations internes qui ont provoqué cela. Ceci dit, était aussi glissé la chasse puis la dégustation d’un maquereau. Questionnez les pêcheurs, lorsque les dauphins sont à proximité, ils peuvent arrêter leur pêche, les dauphins vont tout ratisser. Dans le deuxième cas, vous avez associé les qualités maternelles de la louve à une qualité « végétarienne », mais vous avez très justement perçu le changement de tonalité entre le mâle dauphin et la louve.

Tim
Vous avez fait vous aussi la nette différence en associant la voix grave, la taille imposante, au premier, la légèreté et la voix aiguë au deuxième. Là aussi, il y a eu association d’idées (masculin voix grave….). Le fait que vous ayez perçu la chaleur dans les deux cas, vient probablement de ce que les deux animaux étaient dans un contexte de climat « normal » pour leur milieu de vie, donc leur cerveau ne l’analyse pas comme un élément perturbateur. Pour vous, un climat « normal » est probablement un climat un peu chaud.

Voilà quelques éléments d’analyse.
Bravo encore.
Bien amicalement
Véronique
Tim
Membre
5 envois
depuis le 9 novembre 2006

le 24 novembre 2006


Véronique :

Bonjour Véronique, bonjour à toutes et à tous,

Effectivement, heureusement que je n'ai pas mis ma main à couper !!

Vous dites [Véronique] "La difficulté venait de ce que l’on se trouvait chaque fois dans le cerveau de l’animal. Des éléments de compréhension, que nous utilisons habituellement pour observer l'animal (nos yeux, nos oreilles) nous échappaient."
Je comprends aisément que la perception n'est pas la même en voyant l'animal ou étant dans son cerveau, car nous ne sentons pas les membres de l'animal ou ne savons pas identifier ce que nous ressentons. Cependant, même en connaissant les émetteurs, j'ai beaucoup de mal à les retrouver en relisant les 2 phrases.

Pour illustrer vos propos, ne serait-il pas judicieux que vous remettiez des phrases (les même ou d'autres) en "voyant" l'animal et non en étant dans son cerveau ? L'objectif étant que la perception que nous en ayons se rapproche plus de ce que nous voyons habituellement.
Cela ferait perdre les nouvelles perception, mais peut-être qu'en première étape, ça me permettrait de tenter l'expérience différemment.

Bien amicalement,
Tim.
Cirdec
Membre
283 envois
depuis le 25 mai 2006

le 27 novembre 2006


Véronique :

Bonjour Véronique, Ishtar, Tim, à toutes et à tous,

 

Je reprends 3 points du Post du 24/11 de Véronique :

 

« ...La difficulté venait de ce que l’on se trouvait chaque fois dans le cerveau de l’animal ...».

  •  Cela me rappelle votre expérience avec les chevaux et les limites du comportementalisme et du cognitivisme, ainsi que la difficulté de comprendre leur mécanisme.

 

« ...Perception mentale de l’environnement par le système élaboré d’écholocation ...».

  •  Ce système nous échappe totalement et rend impossible de nous trouver intellectuellement dans le cerveau de l’animal à l’identique.

 

« ...Perception du fait de poser les pattes sur le sol par rapport à une recherche de silence ...».

  •  Encore une fois, nous sommes incapables de percevoir les messages transmis par le sol via les coussinets des pattes de la louve.

 

 Entrer en transe, pour se mettre véritablement dans la peau de l’animal, serait peut-être la solution ?

Bien amicalement

Cédric

Ishtar
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depuis le 22 août 2006

le 27 novembre 2006


Cirdec :

bonjour à tous, bonjour cirdec,

une solution à quoi?

qu'essaye t-on de comprendre là? le cerveau humain , celui d'un aute être d'une autre espéce ou bien la résonnance entre les deux?

est ce que le test consiste à se mettre dans la peau d'un protagoniste ou bien à se servir de nos informations diverses pour comprendre sa nature réelle? et donner donc une réponse adaptée au stimuli (ce qui implique la fonction de mémoire et donc la question est là d'avoir assez de "connaissances" et je ne parle pas forcément de connaissances intellectuelles)

se mettre en "transe" et entrer dans la peau d'un animal ou même d'une personne ne pourrait entrer en compte que dans la catégorie "mise en mémoire",de façon à se servir de cette expérience pour une meilleure compréhension et communication avec le monde "extérieur" ou éventuellement un loup rencontré a l'orée d'un bois...

non?...c'est pas ça? enfin moi je vois les choses plutôt comme ça...

maintenant le test prouve aussi que nous avons chacuns une maniére de procéder

bonne soirée à tous

ps: on peut avoir un autre test siou plait ?