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Les maladies résistent aux antibiotiques
De plus en plus de maladies bactériennes résistent aux antibiotiques en Suisse. Cela provoque chaque année un millier d'infections graves, dont plus de 80 mortelles, et coûte des dizaines de millions de francs.
«Si nous ne prenons pas de mesures, le problème des résistances aux antibiotiques pourrait devenir rapidement une menace importante pour la population», selon Kathrin Mühlemann de l'Institut des maladies infectieuses de l'Université de Berne, citée dans un communiqué du Fonds national suisse (FNS).
Multiplication des cas
Ces premiers résultats du programme national de recherche (PNR 49) ont été présentés jeudi à la presse à Berne. Plusieurs espèces de bactéries sont en cause, telles les staphylocoques ou les Eschericia coli.
Elles peuvent entraîner des infections très graves comme des septicémies (empoisonnement du sang) ou des pneumonies. Les thérapies sont alors rendues difficiles voire impossibles, indique le FNS. En milieu hospitalier, des cas de résistance apparaissent presque chaque semaine alors qu'ils ne se comptaient que sur les doigts de la main en une année il y a à peine dix ans.
Dissémination possible
Un autre problème est que ces germes, parfois multi-résistants, ne se limitent plus au seul secteur hospitalier. «Ils peuvent se disséminer sans entrave parmi la population», affirme Kathrin Mühlemann, qui précise qu'en Suisse c'est encore heureusement très rare, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis.
Dans l'élevage d'animaux de rente, la Suisse jouit aussi d'une situation relativement bonne par rapport à d'autres pays. Les volailles, les porcs et les bovins sont étroitement surveillés depuis 2006 pour voir si la résistance aux bactéries augmente et agir rapidement le cas échéant, indique Regula Gertraud, de l'Office vétérinaire fédéral.
Antibiotiques dans l'environnement
Le programme de recherche s'est enfin intéressé aux traces d'antibiotiques dans l'environnement, qui peuvent également favoriser l'apparition de bactéries résistantes. Les plus fortes concentrations ont été trouvées dans les eaux usées des hôpitaux.
L'agriculture est également une source importante de résidus d'antibiotiques. Des traces d'un antibiotique ont été repérées dans la nappe phréatique, mais la concentration ne présente apparemment pas de danger pour la santé.
ats/ap/cab
Multiplication des cas
Ces premiers résultats du programme national de recherche (PNR 49) ont été présentés jeudi à la presse à Berne. Plusieurs espèces de bactéries sont en cause, telles les staphylocoques ou les Eschericia coli.
Elles peuvent entraîner des infections très graves comme des septicémies (empoisonnement du sang) ou des pneumonies. Les thérapies sont alors rendues difficiles voire impossibles, indique le FNS. En milieu hospitalier, des cas de résistance apparaissent presque chaque semaine alors qu'ils ne se comptaient que sur les doigts de la main en une année il y a à peine dix ans.
Dissémination possible
Un autre problème est que ces germes, parfois multi-résistants, ne se limitent plus au seul secteur hospitalier. «Ils peuvent se disséminer sans entrave parmi la population», affirme Kathrin Mühlemann, qui précise qu'en Suisse c'est encore heureusement très rare, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis.
Dans l'élevage d'animaux de rente, la Suisse jouit aussi d'une situation relativement bonne par rapport à d'autres pays. Les volailles, les porcs et les bovins sont étroitement surveillés depuis 2006 pour voir si la résistance aux bactéries augmente et agir rapidement le cas échéant, indique Regula Gertraud, de l'Office vétérinaire fédéral.
Antibiotiques dans l'environnement
Le programme de recherche s'est enfin intéressé aux traces d'antibiotiques dans l'environnement, qui peuvent également favoriser l'apparition de bactéries résistantes. Les plus fortes concentrations ont été trouvées dans les eaux usées des hôpitaux.
L'agriculture est également une source importante de résidus d'antibiotiques. Des traces d'un antibiotique ont été repérées dans la nappe phréatique, mais la concentration ne présente apparemment pas de danger pour la santé.
ats/ap/cab
Commentaires
| Baudouin Labrique | On a toujours mais heureusement de moins en moins considéré les bactéries comme dangereuses ! C'est ne pas prendre en compte que la vie est née vraisemblablement d'un virus et que de vouloir les éradiquer à tout prix , ceux-ci se défendent selon un principe évident de survie ! Voici des réflexions que je soumets à votre lecture :
Pour compléter cette lecture : "Bactéries plus coriaces, plus dangereuses" http://www.retrouversonnord.be...Dangereuses.htm |