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Le polonium fait un tabac
Etiquettes : polonium santé tabac cancer radioactivité stress
La presse avide de sensation s'est jetée sur un faux scoop : la présence de polonium dans le tabac a déjà été stigmatisée il y a 40 ans !
En revanche, la presse fera-t-elle son travail d'investigation jusqu'au bout ?
Secret de Polichinelle pour les médias comme pour les cigarettiers qui auraient été avertis il y a 40 ans : le tabac contient une substance radioactive qui compte parmi les plus nocives : le polonium 210 ! (Terme qui fait référence à la Pologne, en hommage à Marie Curie dont c'est la terre natale et qui avait inventé le terme de radioactivité en 1898). "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine," nous dit le Figaro. C'est d'ailleurs cette substance qui avait été utilisée pour assassiner l'ex-agent du KGB Alexander Litvinenko à Londres en 2006 !
Le Figaro nous apprend que : "le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health publie l'analyse de plus de 1500 documents internes des firmes productrices de tabac qui a permis à Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic aux États-Unis, de démontrer que les industriels savaient tout et n'ont rien dit. Paul Eichorn, dans un mémo de 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait de taire la présence du 210Po dans le tabac : «Nous risquerions de réveiller un géant endormi !»" Le NouvelObs précise que : "Philip Morris avait même créé un laboratoire chargé de mesurer le rayonnement émis par le polonium dans le tabac. Le laboratoire avait fini par être fermé, jugé trop dangereux pour le groupe."
Il faut savoir aussi que fumer 30 cigarettes par jour équivaudrait à une (simple) radiographie des poumons 300 fois pas an, alors qu'une telle exposition autorisée par la science médicale ne doit généralement pas dépasser deux séances par an de ce type de radiographie ! La valeur admise de dose annuelle, s'ajoutant à la radioactivité naturelle de 2,5 mSv (millisievert) pour un individu en France est de 1mSv ; des signes cliniques dus aux irradiations apparaissent chez les humains à partir d'une dose unique équivalente à 1000 mSv (soit 1 Sv). L'individu est alors systématiquement hospitalisé ; 1mSv est la limite réglementaire de dose annuelle pour la population française (au-delà de la radioactivité naturelle) et l'article R231-76 du code du travail limite à 20 mSv/an la dose absorbée par les personnels exposés aux radiations.

Cependant, une radiographie des poumons donne une exposition de 0,5 mSv, mais avec un seul scanner du poumon, on atteint 20 mSv ; fumer 30 cigarettes pas jour représente donc annuellement la prise d'une dose de 150 mSv et donc 150 fois la dose annuelle autorisée ! Avec une dose de 10 Sv ou 10000 mSv : "100% des irradiés meurent s'ils ne sont pas hospitalisés" (normes officielles) : si mon raisonnement est juste, compte tenu de l'accumulation de la radioactivité dans le corps d'un fumeur et au départ d'une substance jugée parmi les plus nocives, on pourrait donc légitimement penser qu'après 66 ans (au maximum) d'une telle exposition, sans hospitalisation, l'issue serait fatale. Je serais curieux de savoir quelle dose de radiation ont subi, par exemple, des personnes qui ont été surexposées au point de développer rapidement un cancer et je voudrais alors comparer les chiffres, ce dont on serait en droit d'attendre d'un journalisme d'investigation mais n'est-il pas une peu naïf d'en attendre la parution, vu les intérêts et lobbies en présence ?
¨¨ Peu de gens savent que le radon est une sorte de gaz qu'on trouve en Belgique surtout au sud du sillon Sambre et Meuse (comme davantage dans les endroits plus élevés) et qu'il se stocke dans les caves et les cavités souterraines ; y sont davantage soumis les travailleurs du sous-sol (mineurs divers, agents de métro, égoutiers...). Ce que Jacques Pradel (Ancien Président de la Société Française de Radioprotection) souligne, c'est qu'on n'a pas "suffisamment porté attention au devenir de ces atomes de radon présents dans la croûte terrestre de notre planète et relâchés en partie dans notre atmosphère. Ils donnent, après leur désintégration assez rapide (période 3,8 jours), naissance à des atomes de plomb (Pb 210) et de polonium (Po 210)."
Imaginons maintenant un gros fumeur (30 cigarettes par jour) travaillant en sous-sol : il faudrait en conséquence revoir nettement à la baisse cette période calculée de 66 ans (voir paragraphe précédent).
On est alors en droit se se poser légitimement des questions comme : pourquoi, d'un côté, les "responsables" publics préconisent-ils de ne pas dépasser plus de deux expositions par an à une (simple) radiographie et, de l'autre côté, ne mettent-ils aucune limite à la consommation de tabac, au point de faire courir donc de graves dangers (selon leurs propres normes sanitaires) à tous les fumeurs sur le simple fait qu'il s'agit donc d'un exposition à une substance radioactive parmi les plus instables et dangereuses ? Cherchez donc l'erreur !

En revanche, on a eu déjà droit à un surprenant avis du "Comité national contre le tabagisme" (CNCT) très poncepilatique me semble-t-il : sans être gêné le moins du monde, il veut rassurer en lançant que "le polonium 210 est un élément extrêmement dangereux et sa présence dans les cigarettes met surtout le poids sur le fait qu'il ne représente qu'un élément parmi les 4000 composés toxiques qui constituent une cigarette." Comme s'il fallait dénigrer la toxicité d'une substance vu la présence conjointe de 3999 autres ! C'est à tout le moins faire preuve d'un cynisme déplacé ; on est pas loin d'un certain machiavélisme ! En effet, on pourrait croire que, vu ces 3999 autres toxiques dans le tabac, qu'il est futile de se préoccuper d'un seul, fût-il l'unique élément radioactif et d'abandonner ainsi les fumeurs au destin (prétendument) funeste qu'on ne se prive pas de leur rappeler, en ce qu'il est bien en vue sur tous les paquets de cigarettes et dans les coûteuses et fréquentes campagnes de sensibilisation sur les médias !
Cependant ne nous leurrons pas : la psychobiologie moderne, en phase avec les découvertes incontestées de la Physique Quantique, a montré que toutes les maladies avaient une origine psychique, sauf en ce qui concerne celles entraînées par les expositions trop fortes ou trop longues à des agents chimiques, au feu ou à des rayonnements radioactifs. La question subséquente serait donc de savoir si l'ingestion (qualité et quantité) de ce polonium-210, par le truchement d'une consommation quotidienne et importante de tabac, était de nature à être considérée comme pouvant provoquer (à elle seule) un cancer.
Plus finement, même en cas d'exposition qui ne conduirait pas directement à la mort, il faudrait bien prendre en compte, comme pour tous les autres toxiques, que l'ingestion de polonium encombrera inévitablement le "terrain" du sujet et rendra, non seulement les convalescences plus longues, mais pourra faire se déclencher plus tôt et plus intensivement les maladies. Cela pourrait alors raccourcir d'autant la rémission. Pour expliquer les impacts de l'environnement (au sens le plus large) sur la santé, voici ce que le psychothérapeute Christian Flèche écrit dans son livre "Mon corps pour me guérir" (p. 136) :
"Tout symptôme doit être considéré comme la rencontre entre un choc et un terrain. Le terrain est constitué d'une couche profonde qui est l'histoire familiale, psychogénéalogique et d'un environnement social, familial, naturel, pollution, alimentation. Les chocs peuvent être plus ou moins nombreux et leur intensité varie considérablement. Si le choc est important, mais qu'il intervient sur un terrain sain, un niveau de santé élevé, dans un environnement positif, il entraînera une pathologie mineure.
Un conflit de souillure, par exemple, pourra donner une verrue. Si c'est un petit choc, intervenant sur un même type de terrain, cela ne donnera aucune pathologie. Si au contraire le terrain est faible, si la personne est en hypersympathicotonie, en hypercortisonémie, un choc important donnera une pathologie importante. Pour reprendre, le même exemple, un conflit de souillure important entraînera un cancer de la peau. Un choc mineur donnera, lui, une verrue."
Au risque d'en étonner plus d'un, jamais il n'a été prouvé scientifiquement que le tabagisme causait quelque forme de cancer que ce soit. Il faut donc tordre le coup à ce très mauvais canard : celui relayé à profusion et en chœur par les médias, mais qui a la faculté (perverse et certes involontaire) d'envoyer plus rapidement les gens vers la mort par un effet pourtant connu : la conséquence exacte de ce qu'on voulait pourtant prévenir au départ ! En effet, l'annonce d'une maladie quelle qu'elle soit risque d'entraîner ainsi ce qu'on appelle un "conflit de pronostic" ou "de diagnostic" dans ce qu'il est de nature de causer bien plus de dégâts que la maladie elle-même : par le mécanisme de l'autosuggestion, le cerveau exécute ce que le psychisme croit et même si cela dépasse ce qui s'est réellement somatisé.( cf. "Ce que finit par entraîner la peur de ...").
La seule expérience scientifique (bien absente des sources officielles) qui a tenté de démontrer l'effet prétendument cancérigène du tabac, n'a pu en fait qu'établir une autre (surprenante ?) vérité : qu'il n'y avait aucun lien établi (scientifiquement) entre tabagisme et cancer, que du contraire ! Bémol : d'une part, on a pas connaissance dans l'expérience scientifique citée après, de l'exposition en mSv, faute d'avoir pris en compte (à ma connaissance) les effets du polonium ; d'autre part, on aurait dû aussi faire des expériences qui leur auraient fait ingérer à ces mêmes hamsters, des doses analogues à 1000 mSv (dose donc réputée comme étant mortelles à 100 %). Voici la relation de cette expérience : "Les hamsters enfumés attrapent-ils le cancer ?" et ce qu'en a notamment dit Richard Sünder, qui relate aussi cette expérience dans son remarquable livre "Médecine du mal, médecine des mots" :
"Le fumeur -- qui fume parce qu'il est déjà stressé -- ne fait pas de cancer du poumon par la vertu cancérigène de la fumée. Rien ni personne n'a jamais démontré que la fumée était cancérigène, en dépit de ce que l'on nous fait croire sans en rien savoir -- c'est le même scénario que celui qui prétend, sans aucune preuve autre que l'imaginaire de l'observateur, que les pompiers sont responsables de l'incendie.
Au contraire, l'expérience de W. Dontenwill et al. (Revue sur la recherche contre le cancer et l'oncologie clinique 89, 153-180, 1977) a démontré qu'aucun des 6000 hamsters dorés, soumis six ans durant à la fumée de cigarette, n'a fait de carcinome d'épithélium pavimenteux des bronches ni de carcinome alvéolaire. Mieux les hamsters enfumés ont eu un taux de survie supérieur à celui des 6000 hamsters témoins non soumis à la fumée !"

De son côté et voici déjà plusieurs décennies le Pr Henri Laborit, fort de ses expériences scientifiques (reconnues par ses pairs) qui ont démontré que c'est le facteur psychique qui fait la différence, pouvait donc affirmer :
"(...) pour faire une infection ou une affection néoplasique [Ndlr :cancer], il ne suffit pas d'un contact avec un microbe ou un virus ou un irritant local chroniquement subi. On a trop focalisé sur le microbe, le virus ou le toxique cancérogène et pas assez sur le sujet, sur son histoire passée et présente, ses rapports avec son environnement. Les toxiques eux-mêmes doivent sans doute présenter une toxicité variable suivant le contexte et le statut social de l'individu qu'ils atteignent.(...)."
Le Pr Henri Laborit,dit encore "...la pathologie réactionnelle aiguë à une lésion, elle-même brutale et soudaine, dépend aussi de ce qu'il est convenu d'appeler le "terrain" et qui nous paraît être l'état de la dynamique métabolique tissulaire au moment où elle s'installe. Cette dynamique elle-même dépend de toute l'histoire antérieure du sujet, c'est-à-dire de ses rapports historiques avec ses environnements."
Il faut (re)préciser que, bien évidemment, tous les gros fumeurs ne contractent pas nécessairement de cancer des poumons ou des voies respiratoires ; en conséquence, on peut donc raisonnablement penser qu’en ce qui les concerne, la qualité et la quantité accumulée dans le temps de polonium 210 dans leur organisme n’est donc pas comparable à celle qui est nécessaire pour déclencher à coup sûr des cancers, comme ce fut le cas, par exemple, pour ces marins russes qui ont été exposés trop longtemps à la radioactivité des réacteurs nucléaires (sous-marins), lors des tentatives désespérées de réparation de ceux-ci. Cependant, il serait plus qu'intéressant d'analyser les statistiques de mortalité chez les plus gros fumeurs : on aurait alors le coeur net en ce qui concerne le fait de savoir si la dose alors ingérée de polonium est ou n'est pas en deçà de ce qui engendre à coup sûr un cancer.
On peut alors regretter que la presse fasse encore ses choux gras d'une information qui fait donc un "tabac", mais est d'abord de nature à créer ou nourrir encore des peurs aux effets pervers dont elle semble ne pas, ici encore, se soucier ou en mesurer la portée ; elle aurait pu, comme j'ai modestement tenté de le faire, poser les bonnes questions ; on aurait alors pu être "rassuré" en attendant des études officielles et qui paraissent donc bien urgentes ; vu les enjeux économiques, le fera-t-on un jour ? En l'état de tout ce matraquage médiatique et qui culpabilise un peu plus les fumeurs, bien que n'en faisant pas partie, je trouve qu'on leur fait là un très mauvais (et dommageable comme démontre) procès ; de plus, en renforçant ainsi leur mauvaise conscience, on favoriserait chez eux l'apparition (par exemple et comme décrit) d'un conflit de peur de mourir (conflit de diagnostic) qui pourrait, notamment, se somatiser en cancer des poumons et donc bien plus grave que ce qui serait attendu sans ce stress causé par l'appréhension d'en avoir un ( cf. "Ce que finit par entraîner la peur de ...").
(C'est Baudouin Labrique, l'auteur de cet article, qui a souligné et mis en rouge car il faut donc aussi ranger
les constituants du tabac parmi les "toxiques")