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Dis-moi si tu trembles, je te dirai pour qui tu votes

Selon une très sérieuse étude publiée jeudi aux Etats-Unis, la sensibilité politique est étroitement liée à certaines réactions physiologiques.
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Les électeurs votant à droite montreraient des réactions physiques nettement plus fortes que celles de ceux plus proches des valeurs traditionnelles de la gauche américaine.

Les chercheurs de plusieurs universités américaines ont fait passer un test à 46 personnes politiquement motivées qu'ils ont fait réagir à un bruit soudain et à des images inquiétantes: une araignée sur le visage d'une personne affolée, une plaie couverte d'asticots et une figure en sang.

Ils ont ensuite mesuré leurs réactions physiques telles que clignement des yeux et transpiration, avant de recouper ces réactions avec les positions politiques des cobayes qui avaient dû répondre à un questionnaire.

Résultat: les personnes aux positions les plus conservatrices (en faveur de la peine de mort, du patriotisme, de la guerre en Irak, des dépenses militaires) ont montré des réactions physiques nettement plus fortes que celles se disant plus proches des valeurs traditionnelles de la gauche américaine (pacifisme, contrôle des armes, droit à l'avortement, mariage homosexuel).

Les chercheurs n'étaient toutefois pas en mesure d'affirmer si l'attitude politique génère la réaction physique ou si c'est l'inverse qui est vrai.

L'étude, publiée dans la prestigieuse revue Science, a été menée par des chercheurs des universités Rice au Texas (sud), Nebraska-Lincoln (centre), de l'Illinois (nord) et par le Virginia Institute for Psychiatric and Behavioral Genetics (est).
Labrique Baudouin le 12 décembre 2008

 Encore un bel exemple de mise en relation de deux faits qui ne sont que concomitants jusqu'à preuve du contraire.

Heureux que de tels "chercheurs" n'ont pas osé pousser le bouchon a établir des liens de cause à effet (avec des quota de pourcentage), selon cette détestable habitude compulsive propre aux scientifiques matérialistes et rationalistes.

Qu'on m'explique donc l'intérêt (qui échappe à mon entendement) de ce genre d'étude "publiée dans la prestigieuse revue Science" mais inutilement coûteuse et pourtant qualifiée de très sérieuse !

De qui se moque-t-on ?

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Baudouin Labrique, psychothérapeute