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Destruction de la Guyane Française

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Destruction de la Guyane Française 406 016 octets, 357 téléchargements
Envoyé par Cirdec le 26 mai 2006
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Cirdec
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depuis le 25 mai 2006

le 4 juillet 2006


Orpaillage : un répit pour la Guyane

 

En Guyane, l’extraction d’or est une activité lucrative en partie illégale, avec un impact social et environnemental important sur ce bout de terre français d’Amérique du Sud.

Localement, qu’il s’agisse des autorités, des associations et des scientifiques, le constat est quasiment unanime depuis plusieurs années, même si la reconnaissance réelle du problème, par la métropole, n’est intervenue qu’en décembre 2003.

Aujourd’hui, si la situation sur le front de l’orpaillage clandestin n’a pas véritablement évolué, c’est principalement un projet légal d’exploitation à grande échelle qui est dénoncé, avec une concession à ciel ouvert attribuée pour 25 ans à la multinationale québécoise Cambior. Néanmoins, face à une importante opposition locale au projet, les ministères de l’écologie et de l’industrie ont provoqué une mission d’inspection générale pour étudier les objections soulevées lors de la consultation publique.
Cette décision, attendue début septembre, a pour conséquence de retarder le projet, voire, selon les conclusions de la mission, d’y mettre un terme. Aussi, Cambior Inc. qui comptait commencer la production à la fin 2007, vient de revoir son calendrier en annonçant que les permis requis pour le début des travaux auraient du retard, environ 4 à 5 mois si l’avis de la commission est favorable.

Toutefois, Louis Gignac, président de Cambior, se veut optimiste et estime que '…que cette initiative du gouvernement français saura rassurer tous les intervenants.', en déclarant que le '…projet Camp Caïman respecte ou surpasse les normes établies par le gouvernement français, l’Union européenne et les meilleures pratiques en cours dans l’industrie minière.' Un point de vue assurément en opposition avec le collectif 'NON à Cambior en Guyane', crée le 26 juin 2006 pour regrouper des partis politiques, des syndicats, des collectifs citoyens et des associations opposés au projet. En effet, pour ce collectif le projet aura 'Des retombées économiques insignifiantes pour la Guyane', ce qui ne l’empêche pas de 'bénéficier d’un soutien implicite de l’Etat'.

Dénommée 'Camp Caïman', la concession aurifère se situe sur la montagne de Kaw, dans le parc naturel régional de la Guyane, en bordure de la réserve naturelle des marais du même nom. Refuge d’une des dernières populations de caïmans noirs du monde et de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, cet espace a déjà été déboisé sur une trentaine d’hectares, en prévision d’en extraire près de 4 tonnes d’or par an dès 2008. Pour cela, 2 trous immenses vont être creusés, d’une surface correspondante à 70 terrains de football et d’une profondeur équivalente à 40 étages, tandis que 30 000 tonnes de produits chimiques seront acheminées durant la production (cyanure, chaux, nitrate de plomb…).
Alex Belvoit

Source:
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2311
de la part de Cédric
Cirdec
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le 12 octobre 2006


Cirdec :

Le projet de mine d'or en Guyane rejeté en l'état par le gouvernement

2006-10-12

PARIS (Source certifiée)

Le projet controversé de mine d'or à ciel ouvert du consortium canadien Cambior au coeur de la forêt guyanaise a été rejeté en raison de son impact sur l'environnement, a annoncé jeudi le ministère de l'Ecologie.

Cette décision fait suite au rapport d'inspection de la mission diligentée cet été par les ministres de l'Ecologie, Nelly Olin, et de l'Industrie, François Loos, qui leur a été remis mercredi, selon le communiqué du ministère.

Les inspecteurs ont relevé des "lacunes" concernant l'impact du projet de Camp Caïman sur la faune et la flore, notamment les "rejets dans le milieu naturel des effluents cyanurés (...) qui justifient que le projet, tel que présenté par l'entreprise, ne peut être autorisé".

La mission, qui note qu'hormis ces deux points, les mesures techniques et réglementaires soumises dans le projet canadien répondent "à la plupart des sujets d'inquiétude", recommande également de renforcer les mesures compensatoires.

Selon le communiqué, l'entreprise Cambior "a fait savoir qu'elle se propose de retirer les demandes d'autorisation (...) et de déposer de nouveaux dossiers, qui seraient alors soumis à une nouvelle enquête publique".

Cambior avait déposé une demande d'exploitation d'une mine d'or à ciel ouvert sur une concession de 30 km2, à 50 km au sud-est de Cayenne, dans le parc naturel régional de Guyane et en bordure d'une réserve naturelle où vit l'une des dernières colonies de caïmans noirs de Guyane et une riche faune.

Le groupe canadien espérait démarrer l'exploitation du site au second semestre 2007 et prévoyait d'extraire pendant au moins sept ans 34 tonnes d'or, pour lesquelles il envisageait une consommation quotidienne de 2.254 mètres cube d'eau et d'1,6 tonne de cyanure.

La décision des ministères, connue dans la nuit en Guyane, suscite le soulagement des organisations environnementales, très hostiles au projet.

L'Union mondiale pour la Nature (UICN), qui s'était beaucoup mobilisée pour le contrer, "salue la décision de la ministre de l'Ecologie et espère qu'elle sera confirmée dans les faits, afin que la zone naturelle exceptionnelle de Camp Caïman et des marais de Kaw soit définitivement protégée".

Pour le leader des Verts de Guyane, "c'est une victoire contre les fatalistes qui affirmaient que l'Etat allait passer en force". "Cambior doit revoir sa copie. L'Etat a entendu la mobilisation des citoyens", s'est félicitée Brigitte Wyndgaarde, également chef coutumier arawak du village de Balaté.