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VERITABLE STRUCTURATION du MAGRHEB ( le passé éclaire le présent )

Voici une page d'histoire & de tradition, que nous ne citons qu'entre nous depuis 50 ans . Depuis un demi-siècle ,nous prévenons aussi les métropolitains de prendre garde à la pensée dominante & les mettons en garde sur bien des conceptions de l'islam ,mais ils n'entendent jamais.Nous trouvons souvent nos compatriotes d' AFN trop sûrs d'eux ,parfois m'as-tu vu .Mais les métropolitains ,de Collioure à Lille, ont appris à respecter toute la dynamique créative qu'ils pouvaient apporter à la France ...à l'Europe & au Monde ! Nous qui avons été si proche pendant notre enfance de l'Igam d'Alger & de tous les autres préfets ,jusqu'à accompagner sa représentation, en de nombreuses manifestations officielles par notre aîné parental,nous qui avons vécu cette guerre de près au jour le jour & au coeur même du système décisionnaire sans que nos aînés puissent nous laisser l'ignorer ,pouvons attester de ce que formule le texte qui suit & que nous avons vérifié ,devenu adulte.Nous nous sommes élevés dés le plus jeune âge avec les autochtones pendant l'absence quotidienne de nos parents & avons toujours conservé avec les premiers des liens d'affection respectueuse ,tout en gardant une conscience aigue des différences & la guerre n'a fait que renforcer ce courant .Nous pouvons donc attester de la véracité de cette très belle page d'histoire ...ENFIN EXACTE ...rapportée ci-après par une éminente personnalité ,qui ne conteste pas les erreurs de la présence française & s'engage jusqu'au niveau de la fonction ultime d'un pays. _________________

Ne votant volontairement pas et le répétant une fois de plus ,nous pensons avec une forte majorité qu'indépendamment de toute option politique ,"l'hexagone " & son outre-mer doivent retrouver le calme et la mesure institutionnelle qui lui ont été enlevé . Un personnage plus apte à expedier les affaires courantes est donc nécessaire ,mais nous ne pouvons confirmer l'extravagance de certains des propos de ce dernier personnage:nous voulons croire qu'ils proviennent d'une forme d'ignorance .Voyons donc. _________________

"Je souhaite que les choses soient dites .Nous allons célébrer en 2012 ,le 50° anniversaire de l'Indépendance algérienne:ce sera l'occasion de rappeler ce qui s'est passé , l'histoire et ses douleurs multiples " Faut il rappeler que lors de sa visite à ALGER en Décembre 2010,F Hollande , avait laissé entendre que la France devait envisager de faire des excuses à l'Algérie ,en ajoutant devant les journalistes ,que la colonisation méritait d'être condamnée & aurait dû l'être . _
________________

Faudrait il encore savoir de quelle colonisation nous parlons !Le texte qui suit le précise & met en exergue l'ampleur du mensonge officiel de façon assez effrayante,mais bien effective . Puisse cela servir de leçon pour tout ce qui est décrété exact,- par le monde officiel. _________________

Avant de raconter n'importe quoi, M. François HOLLANDE devrait prendre quelques cours d'histoire....Le courrier joint en annexe, adressé au président algérien, Monsieur BOUTEFLICA, par M. André SAVELLI, professeur agrégé en histoire au Val de Grâce, rétablit quelques vérités que l'on aimerait entendre un peu plus souvent...

1-LA RÉALITÉ

M. François HOLLANDE devrait savoir que l'Algérie est une création artificielle, française de surcroît. Au début de ce millénaire, seul existait le Maghreb (l’Ifriqiya), qui allait de la Libye au Maroc. Les populations étaient d’origine phénicienne (punique), berbère(numide) et romaine et en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone /Annaba, avec Saint Augustin).

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés,ont envahi le Maghreb et converti de force « béçif » (par l’épée) toutes ces populations. Le motif religieux de cette conquête, fort commode, leur permettait de faire du butin : argent, pierreries, trésor, bétail, mais aussi du bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères. À noter que ceci est légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20).

Après quelques siècles de domination arabo-islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadram, Histoire des Berbères, T I, p.36-37, 40, 45-46. 1382).

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger pour détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement,affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

La Mitidja donne un bon exemple des "méfaits" du colonialisme.En 1830, lors de la conquête par l'armée française, la Mitidja était une plaine marécageuse que la fièvre et les pillards semblaient rendre à jamais inhabitable.Citation du général Duvivier : "Des plaines, telles que l'infecte Mitidja, sont des foyers de maladie et de mort. L'assainir ?

On n'y parviendra jamais. Boufarik est un malheur. Il y a là une petite population qu'il faut empêcher de s'épandre". Pendant longtemps, on disait d'un visage rendu livide par la fièvre : "C'est une figure de Bou Farik". Malgré la quinine et l'hôpital, la mortalité était énorme dans cette bourgade en plein centre de la Mitidja. Le seul mois d'octobre 1840 voit mourir 48 fiévreux sur 400 habitants. Les drainages, la lutte contre la malaria, le courage des survivants, firent peu à peu de cet hinterland d'Alger une terre saine et propre à toutes les cultures...

Faut-il oublier que les colons français en ont fait la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

LA VRAIE REPENTANCE

Il n’existait rien avant 1830, pas même un pays avec des frontières et un peuple. En 1962, la France a laissé en Algérie, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste...

Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, ont permis de constituer un véritable État.

2-Ce dont on devrait se repentir, c'est d'avoir dépensé autant d'argent - l'argent des contribuables - à fonds perdus.

Il aurait certainement été beaucoup plus judicieux de le consacrer à améliorer nos infrastructures et notamment à faire des autoroutes.Durant tout ce temps, l'Allemagne, ruinée par la guerre, a pu se doter des bases d'une industrie puissante qui lui a permis de rattraper son retard et de nous dépasser très largement.

Ce que nous aurions dû faire est simple. Il fallait tenir compte des spécificités des habitants et diviser l'Algérie en plusieurs régions autonomes : la Kabylie aux Kabyles, la Berbérie aux Berbères, le Sahara aux Sahraouis et le reste aux Arabes.

La vérité, c'est que le colonialisme, s'il a rapporté beaucoup d'argent à quelques privilégiés, a bien été une calamité pour la France.

3-ANNEXE - Lettre à Monsieur BOUTEFLICA

Président de la République algérienne.

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain.

Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles ! C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le 8ème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion... Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7).

Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ;ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII,19, 20). Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadram,Histoire des Berbères, T I, p.36-37, 40, 45-46. 1382).

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi-esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants.

Dans l’Alger des corsaires du XVIème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain... Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes,Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement,affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans. La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de «kabyle» - j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XXème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste... Il n’existait rien avant 1830. !

3a)Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, ont été capitaux pour l’Etat naissant de l’Algérie.

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés là 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S. Il y a eu plus de 200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique, beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie.C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce.

L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première École de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires.

La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie.

Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ? En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ?

Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Courrier adressé au président algérien, Monsieur BOUTEFLICA, par M. André SAVELLI, professeur agrégé en histoire au Val de Grâce. _
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