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Un raz de marée de faux espoirs

Dix ans après, le monde scientifique est partagé entre amertume et optimisme modéré. La petite agnelle blanche, née en juillet 1996, a déçu ceux qui espéraient que son clonage allait être «le remède magique à toutes les maladies



Il y a dix ans, l'annonce faisait l'effet d'une bombe dans le monde scientifique et médical. Le 5 juillet 1996, une petite brebis, répondant au nom de «Dolly», venait au monde après avoir été clonée à partir de cellules adultes. La prouesse réalisée par les chercheurs du Roslin Institute d'Edinburgh (Ecosse) laissait augurer d'une avancée majeure dans les domaines de la recherche et de la thérapeutique humaine.

Cancer, maladie d'Alzheimer, sclérose en plaques et autres maladies dégénératives: dans le sillage de «Dolly», le clonage devait permettre de tout soigner via le développement de cellules embryonnaires. Une décennie plus tard, force est de déchanter.

Si dans le domaine animal d'autres clonages ont été réalisés avec succès (veaux, porcs, chevaux, chats, chiens), le bilan est bien plus mitigé sur le plan humain. Le «père» de «Dolly» lui-même, l'Ecossais Ian Wilmut, reconnaît «être déçu des progrès réalisés». Certains chercheurs se montrent plus sévères encore: «Dolly» a créé un raz de marée de faux espoirs, le clonage étant censé être le remède magique à toutes les maladies», déplore Helen Wallace, membre de GeneWatch, un organisme de surveillance des progrès de la science en matière génétique.

D'autres appellent toutefois à la patience. Une décennie, c'est un laps de temps très court en génétique. Persuadé de futures retombées positives, le docteur Simon Best estime que «la naissance de «Dolly» a provoqué une énorme vague de créativité et que l'on en verra les résultats dans vingt ou trente ans».

Une éternité pour «Dolly» qui n'a pas vécu assez âgée pour voir les réels progrès que sa venue au monde apportera. Le 14 février 2003, la petite brebis, percluse d'arthrite et d'une maladie pulmonaire incurable, a été euthanasiée. Elle n'aura vécu que 6 ans et demi alors que l'espérance de vie de ses congénères est de 12 ans...

© Le Matin Online
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