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Du bon usage de son cerveau

publication de travaux sur le cerveau humain et les préparations mentales

Du bon usage de son cerveau
Notre cerveau est un outil permettant l’apprentissage, scolaire entre autre. Il est aussi sollicité pour résoudre les petits problèmes quotidiens. En ce qui concerne le vécu de situations inconnues, nous avons souvent tendance à fonctionner avec des automatismes et à chercher tant bien que mal des solutions rapides.

C’est oublier les possibilités impressionnantes que nous proposent nos neurones. Pour permettre à ceux-ci de devenir des alliés importants, il est possible de conscientiser le plus simplement mais le plus clairement possible ce qui se passe ou va se produire.

Dans le cas d’une hospitalisation nécessitée par une opération programmée, le patient va dérouler mentalement (seul ou accompagné par une personne neutre) les différentes phases :
• Préparation des affaires avant de se rendre à l’hôpital
• Trajet jusqu’à l’établissement
• Accueil par le personnel soignant
• Déroulement possible des heures qui précèdent l’opération
• Eventuellement la nuit
• La phase d’endormissement (avec pose de la perfusion, transfert de la chambre…)
• Déroulement approximatif de l’intervention
• La phase de réveil
• Suites opératoires….
Le patient pendant ce déroulement est parfaitement conscient et capable de dire ce qui lui semble difficile, impossible, désagréable, ce qui lui fait peur…. Il devient alors possible de « lever » les points de blocage et de mettre l’individu « en accord » avec ce qui va se produire.

Les résultats de ce type de travail sont les suivants :
• Diminution du stress ressenti par le patient qui se sent pleinement actif dans le processus engagé
• Perte de sang faible par rapport aux opérations habituelles
• Récupération rapide
• Cicatrisation rapide
De la même façon, le cerveau peut simuler une activité et ainsi donner à l’individu un aperçu des conséquences. Un sportif peut ainsi « ressentir », « concevoir » la possibilité musculaire qu’il acquerra en répétant un exercice.

Dans tous les cas, il apparaît que l’implication de nos capacités mentales dans notre vécu nous fournit des solutions supplémentaires.

Bien amicalement Véronique

Véronique
on Jul. 21 2006
Bonjour Philippe,

Merci de votre témoignage.

Peut-être puis-je vous apporter quelques éléments à ce que vous relatez.

Lorsque l'on fait le travail de préparation, les précisions du type, "je donne trois ou quatre minutes pour cette action", ne sont pas retenues. Il y a trop de disparités entre les timing annoncés et ceux qui se produisent réellement. Un grand classique consiste à annoncer l'opération à 8 heures du matin et à entrer au bloc seulement à 15h.

Par contre, un préparateur mental particulièrement attentif aurait perçu en abordant la pose de la péridurale que votre marge d'acceptation était trop faible. Et ce qui a été résolu avec l'infirmière (grand merci à elle de sa compétence !!!) aurait pu être abordé voire résolu avant. C'est tout l'intérêt de ce travail.

De plus, les travaux relatés dans mon premier message, sont des travaux réalisés sans l'aide du personnel soignant. Il est évident que l'on gagne toujours à travailler avec eux lorsqu'ils sont partants. Mais lorsque ce n'est pas le cas, il est possible de travailler tout même.

Bien amicalement

Véronique
PhB
on Jul. 20 2006
Je peux me porter témoin de la majorité des affirmation de ce texte. Voici un extrait de la lettre ce que j'ai adressée il y a quelques années à un médecin anesthésiste et qui rejoint rigoureusement l'aspect psychologique de ce que vous présentez :

Madame,

Je souhaite vivement que cette lettre ne soit pas perçue par vous comme une critique, un dénigrement ou un règlement de compte, mais comme une tentative de communication entre deux mondes qui me semblent particulièrement étanches : celui des anesthésistes et celui des anesthésiés.

Je ne pourrai – bien évidemment – parler que du point de vue des anesthésiés, n’étant pas médecin et n’ayant que des connaissances rudimentaires de ce qui vous permet d’exercer votre profession.

Il ne s’agit pas, ici, de revendications mais de vous faire part d’une certaine compréhension issue de plus de 6 ans d’hospitalisations et d’un vingtaine d’interventions chirurgicales.

Dans ma perception du monde des anesthésistes, je vous raconterai une anecdote qui – si elle est quelque peu grinçante – a un double avantage :
- celui d’avoir été vécu,
- celui de définir très précisément la position de chacune des parties.

Il y a quelques années, je répondais à une consultation pré-opératoire d’un anesthésiste. N’ayant pas de formation médicale, je répondais aux questions posées, en fonction de mes références personnelles, qui ne correspondaient pas forcément aux renseignements que le médecin souhaitait réunir. L’entretien se déroulait mal, certaines de mes réponses agaçaient visiblement et je ne parvenais pas à comprendre le renseignement qui était attendu. L’entretien a continué à se très mal dérouler à tel point que j’ai dit au médecin :
- je vois que nous ne parvenons pas à nous comprendre et qu’il serait plus sage de remettre l’intervention à une date ultérieure.
- Votre opinion, Monsieur, m’est totalement indifférente d’autant plus qu’à la date prévue de votre intervention ce n’est pas moi qui m’occuperai de vous.

De cette histoire un peu caricaturale, j’ai retenu deux aspects : celui de l’anesthésiste, celui du patient.

Celui de l’anesthésiste consiste à réunir un certain nombre de paramètres extrèmement précis dont l’agencement détermine un protocole aboutissant à des résultats stastistiquement considérés comme « satisfaisants ». Il s’agit donc d’une démarche strictement scientifique, technologique, presque mathématique, qui fait que la personne qui la met en pratique est théoriquement interchangeable.

Côté patient, il apparaît que la personne n’a pas beaucoup d’importance et que son « corps » est ramené à un certain nombre de paramètres – comme je l’exprimais plus haut – et que la notion de « corps-individu » n’est même pas envisagée.

Et pourtant dans cette histoire opératoire qui est le plus directement concerné ? Le Corps !

Le corps dont vos études vous ont permis d’apprendre une grande partie de son extrême complexité – domaine dans lequel je brille d’incompétence – mais il est aussi un réseau de milliers (millions ?) de capteurs dont l’utilité est de percevoir des informations et de les traiter suivant un certain nombre de « grilles » génétiques, éducatives, sociologiques, climatiques … …, afin que la réponse soit la plus proche possible de la finalité absolue : le maintien et la protection de la vie.

Pour un corps, une anesthésie ( mise hors circuit de son réseau de capteurs ) pour permettre une série plus ou moins importante de « violences chirurgicales » est totalement, absolument inadmissible, inconcevable. J’irai presque jusqu’à dire que, pour un corps, une anesthésie correspond à une sorte de « mise à mort ».

Pour modifier cet état de fait, il faut l’intervention d’une autre partie de la personne : l’intellect qui va tenter d’informer le corps du « bénéfice » qu’il lui est possible d’espérer de cet acte contre nature. Mais la communication n’est pas aisée surtout dans notre civilisation où le corps est considéré sous son aspect « mécaniciste », mais ignoré sous son aspect « conscience ».

C’est dans cet esprit que j’ai essayé de me préparer à l’intervention du 27 novembre, prévenir mon corps des « violences chirurgicales » qu’il allait avoir à subir, du bénéfice qu’il pouvait en espérer, et le préparer aussi à l’anesthésie. Ayant déjà eu 2 péri-durales, j’avais essayé de me programmer à l’acceptation de 3, 4 minutes de stress, ce qui devait suffire à l’injection. Il s’est trouvé que les faits se sont déroulés différement, et les 3 ou 4 minutes prévues ont dûes être largement dépassées. L’acceptation du corps s’est transformée en refus sans que j’ai eu conscience du moment de ce basculement. Je me souviens d’une infirmière qui est venue devant moi, m’a mis les bras sur ses épaules, m’a dit de poser ma tête sur son épaule. Elle s’est un peu reculée et m’a dit : « laissez vous aller contre moi, abandonnez vous et arrondissez lez dos ». Si vous voyez de qui il s’agit, transmettez lui ma particulière sympathie. J’ai parfaitement perçu ce « langage-corps », mais si mon poids était abandonné sur elle, le bas de mon dos aurait pu être représenté par une gueule de dragon crachant le feu, prêt à déchiqueter tout ce qui se présentait.

Ce qui ne modifie en rien la réalité de déformations osseuses éventuelles rendant la pénétration d’une aiguille pratiquement impossible.

Quand vous avez exprimé à haute voix que vous abandonniez la péri-durale, l’état intérieur de déroute et de stress que je vivais s’est brusquement détendu et cela s’est traduit par des tremblements convulsifs de tout le corps avec quelques bouffées de larmes. Lorsque cette manifestation s’est calmée, je me suis allongé et vous avez pu procéder à une anesthésie générale.
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