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L’imposture du Bioplastique et du Biodiezel

L’avenir est radieux : on va carburer au pétrole vert, tout emballer dans du plastique propre ! Les biotechnologies, providentielles évidemment, vont nous permettre de continuer à vivre dans l’insouciance, sans rien changer à notre rythme de consommation qui, comme par enchantement, deviendra non polluante. Hélas, un tel mirage risque de s’estomper bien vite… Pour nous laisser au milieu du désert !

Par Marc Fichers

 

Mi-janvier, alors que l’hiver s’installant tendait à nous figer un peu, nous avons subi un nouvel assaut de « relations publiques » émanant de l’industrie chimique. Sous un titre aguichant, « La chimie passe au vert », Le Soir ouvrait sa une du 16 janvier à un professeur de l’Université de Gand qui déclarait, sans frémir, que « Tandis que le prix des énergies fossiles ne cesse d’augmenter, les matières premières agricoles, avec lesquelles peuvent être fabriqués ces produits de consommation, deviennent de moins en moins chères. »

Dix-huit pages plus loin, la suite de l’article confirmait ce qu’il était aisé de pressentir : l’éminent universitaire était téléguidé par Belgobiotech – dont, en bas de page, on donnait, sans en citer le nom, le numéro de téléphone –, une émanation de l’industrie chimique chargée de promouvoir les biotechnologies, et surtout, via une bien innocente photo, par Cargill, un géant américain de l’agroalimentaire, dont le quotidien faisait ainsi gratuitement la pub.

Un Eden environnemental

Le mythique plastique vert fait délirer nos contemporains comme la pierre philosophale capable de changer le plomb en or faisait rêver les alchimistes du Moyen Age ! Depuis que les industriels de la biotechnologie ont réussi à produire un sac en plastique au départ d’amidon de maïs, on ne parle plus que de cela !

Certes, il est séduisant le sachet produit proprement et surtout… jetable proprement. Terminé le temps où le plastique polluait. Souvenez-vous : produit à grand renfort de pétrole cher et gluant, il détériorait nos villes et nos campagnes en colportant le long des chemins l’image ternie de nos grandes surfaces ; il était impossible de marcher cent mètres au bord d’une route sans en croiser quelque lambeau souillé, abandonné au gré du vent…

Le plastique produit au départ de végétaux, s’il a plus au moins la même apparence que le plastique de la pétrochimie en un peu plus opaque et un peu plus doux, est déjà présenté comme la solution à tous nos problèmes d’environnement. Entièrement biodégradable, il ne produit aucun déchet ! Votre soft drink à peine dégluti, le gobelet peut être jeté au compost. Et si, par mégarde, il roule sur le sol, il se dégradera en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Pour peu, on vous proposerait même… de la manger, avec un parfum de fraise ou de pistache !

Une aubaine pour l’environnement. Jugez plutôt :

  • terminé, ces sachets en plastique qui souillent le bord des routes et le fond des ruisseaux ; bref, le moindre endroit où ce bipède nommé homme s’est un jour aventuré,

  • terminé, cette crise agricole endémique qui produit tellement trop qu’on doit geler des terres et payer les agriculteurs pour arrêter de produire : les terres en jachères pourraient, par exemple, servir à produire la matière première de ce précieux plastique,

  • terminé, les problèmes environnementaux liés à l’activité agricole car, on vous le jure, ces plantes à plastique seront cultivées en bio ! On les appelle déjà les « bio plastiques » !

  • terminé, les problèmes de la culture de la betterave et la désespérance liée aux fermetures de sucreries : on pourra même supprimer les quotas puisque nos agriculteurs ne produiront plus désormais que « des betteraves à plastique »,

  • terminé, les « écotaxes » sur les emballages : comme il n’y aura plus de pollution, on pourra emballer, et même sur-emballer, au gré des fantaisies du marketing,

  • terminé, les déchets qui gonflent les sacs poubelles : plus besoin de tri, au diable la dioxine, aux oubliettes les incinérateurs…

  • terminé, le gaspillage des réserves de combustibles fossiles. D’ailleurs, c’est très simple, des réserves, dans vingt ou trente ans, il n’y en aura tout simplement plus !

Donc, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes écologiques et, grâce aux biotechnologies, le grand soir environnemental est pour demain… Sauf qu’il y a peut-être, quand même, quelques petits problèmes…

Ce que camoufle le plastique

Bien sûr, les experts en relations publiques, grassement payés par le secteur des biotechnologies, ont soigneusement omis de nous parler de ce qui pourrait clocher. Pour eux, la vie est rose comme un bonbon, comme un univers de poupée Barbie.

Bref, la vision qu’ils nous proposent est simplifiée à l’extrême et il faudrait à tout le moins :

  • tenir compte de l’énergie globale qui sera nécessaire à la production de ce plastique vert : on en oublierait quasi que les plantes, il faut les cultiver et que l’agriculture a ses contraintes et ses limites ;

  • tenir compte des capacités de production réelles dont nous disposons : il serrait illusoire de consacrer de grandes surfaces pour produire des plantes à plastique ;

  • s’interroger pour voir qui est – vraiment ! - derrière cette campagne : les industries de la biotechnologie et de la chimie sont aussi - tient donc ! - les mêmes que celles qui nous proposent les OGM.

Quant au consommateur, et c’est peut-être le plus effrayant dans cette affaire, il est complètement infantilisé pour mieux être pris en otage. Le message est clair à son égard : ne changez surtout pas vos habitudes qui sont déplorables, c’est l’industrie qui va vous changer le plastique ! Que le problème des déchets et de la pollution ne réside pas uniquement dans le type de plastique que nous utilisons, mais surtout dans les quantités orgiaques que nous dilapidons stupidement ; que ce soient nos habitudes de consommation qu’il faille adapter, on ne nous le dira évidemment pas. Nous, chez Nature & Progrès, nous sommes clairs : c’est le volume d’emballages, quel qu’il soit, qu’il faut diminuer avant tout. Et drastiquement…

Certes, on nous dira que cet effort reste toujours possible, même avec du plastique vert. Hélas, ce n’est pas le message que distillent les public relations de la biochimie qui cherchent à encourager l’insouciance. Car cela vend mieux ! Ne nous tracassons donc pas : nous pourrons continuer à consommer tout autant, et sans doute même encore bien davantage, car nous aurons, en plus, la sérénité de consommer dans un emballage non polluant qu’il nous sera loisible, si tel est notre bon vouloir, d’abandonner impunément là où notre caprice nous a posés !

Les matières premières agricoles qui seraient de moins en moins chères

Reste enfin à s’inscrire en faux face aux propos incongrus et aberrants de l’éminent universitaires gantois. Qu’est-ce qui peut bien donner l’impression que les produits de la terre sont de moins en moins chers ? Le mépris par lequel on traite aujourd’hui l’agriculteur et sa terre ? Les arcanes d’une politique européenne qui dissimulent habilement un niveau de subventions publiques pharaonique que le consommateur, indirectement, paie au bout du compte ? Le raccourci est facile à faire : le citoyen sait de moins en moins ce que cela lui coûte, donc cela coûte de moins en moins cher au citoyen ! Le subterfuge est parfait. La malhonnêteté intellectuelle est, elle, d’une ampleur rarement atteinte.

Pour répondre à la crise de l’agriculture, des industriels proposent donc d’affecter les terres en jachère à de la production non alimentaire. Nous pensons que c’est immoral. La politique des jachères devrait être stoppée dès lors que le reste des terres est voué aux pires méthodes intensives. Est il normal qu’on paie un agriculteur pour ne pas qu’il cultive une partie de sa superficie mais pour qu’il « maximalise » la production de sa surface restante à grands coups de pesticides et d’engrais chimiques, ainsi que d’irrigations destructrices ? C’est une absurdité totale. Mais, même dans notre belle Wallonie, agriculture et environnement demeurent deux compétences distinctes…

D’un point de vue écologique, ne vaudrait il pas mieux limiter l’intensification, cultiver dans le respect de la nature en compensant la diminution de rendement à l’hectare par une augmentation des surfaces cultivées ? Et bien entendu en faisant tout cela en bio… Nous n’avons donc pas trop de terres agricoles, nous perpétuons seulement une mauvaise répartition de la production… Et nous n’avons aucune place pour nous amuser à cultiver massivement des plantes à plastique. Cette production-là correspondrait peut-être à des marchés, mais des marchés artificiels reflétant moins un besoin réel de l’Homme que sa dramatique incapacité à gérer la façon dont il consomme.

Bref, plus que d’une prime à la gabegie généralisée qui ne pourra nous conduire qu’au chaos, c’est d’une vision globale de la production et de la consommation agricole, emballages compris, que nous avons besoin.

Bioplastique et biodiesel : encore te toujours des OGM ?

L’article intitulé « Le bonheur est-il dans le plastique végétal ? », paru dans Valériane n°46, a provoqué une réaction, et non des moindres, celle de Jean-Guy Baudoin, de l’association Val Biom. Plus que jamais, il nous semble important de faire le point sur cette vision utopiste qui prétend, à terme, pallier par l’agriculture à l’épuisement des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) de notre planète.

Par Marc Fichers

Qui est Val Biom ? Elle se présente comme « une association qui a pour objet principal la promotion et l'encouragement de la valorisation non alimentaire de la biomasse auprès de toutes les parties concernées, avec le souci de respecter les principes du développement durable ».

Alors que notre article visait à informer et à mettre en garde nos membres face au chant des sirènes de la biotechnologie, la réaction vient d’une association qui se veut sans doute comparable à la nôtre. Pas le moindre mouvement, évidemment, du côté des principaux acteurs concernés : les acteurs économiques que sont les industries de la chimie et de la biotechnologie. De même, lorsque nous avons demandé l’interdiction de la vente des pesticides aux particuliers, la réplique n’est venue ni du Ministère, ni de la Fédération des Industries Chimiques de Belgique (la Fedichem), mais bien de Phytofar, une association « comme la nôtre ».

Comme s’il y avait désormais un débat pour amuser le quidam pendant que les gens sérieux continuent, eux, à développer leur business loin du citoyen, en toute impunité. Nous revendiquons, quant à nous, un débat totalement ouvert où tous les acteurs concernés auront – non seulement le loisir – mais surtout le devoir de s’exprimer.

Les mauvaises herbes ont la vie dure

Pour revenir à notre interlocuteur, Val Biom est une association hébergée au Centre de Recherche Agronomique de Gembloux. Monsieur Baudoin, son porte-parole, nous rappelle, dans le courrier qu’il nous adresse, que la conférence à l’origine de l’article du journal Le Soir qui nous avait fait réagir, réunissait des scientifiques, des universités, des associations et qu’elle était sponsorisée… par les industrie chimiques !

Dans ce courrier, l’association Val Biom ne remet pas fondamentalement en cause notre analyse de la gestion des déchets, mais justifie l’usage des « bioplastique » à l’aide d’un exemple pour le moins surprenant : l’emploi de plastique végétale pour lutter contre les mauvaises herbes !

« Pour certaines applications, l’aspect biodégradable apporte une réelle solution au problème des déchets de plastiques. Nous pouvons citer ici certains emballages ou produits agricoles comme les bâches agricoles de paillage. Ces dernières permettent au cultivateurs de salades ou de fraises, par exemple, d’utiliser moins de désherbants, de pesticides mais aussi permettent de garder l’humidité aux racines et d’obtenir un produit plus propre. La bâche en plastique compostable, enfouie lors du labour de fin de saison, a complètement disparu pour la saison suivante. »

Une telle méthode culturale est utilisée pour les cultures légumières à haute valeur ajoutée, mais elle n’a aucune raison d’être dans l’absolu. Il ne faudrait pas chercher à légitimer ces pratiques par l’apparition des bioplastiques, qui seraient eux-mêmes justifiés en retour par les nécessités de telles méthodes… D’autres méthodes existent et l’agriculture biologique est là pour le démontrer. Elle n’a nullement besoin de bioplastiques !

Le biocarburant : vert et high-tech

Autre sujet à la monde : le biocarburant ! Car si le plastique végétal relève encore, à l’heure actuelle, de l’illusionnisme et des la prestidigitation, le biocarburant apparaît bien, lui, dans le discours de certains scientifiques comme une véritable alternative à la pénurie énergétique annoncée, étant donné la raréfaction prévisible du pétrole. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu que le biocarburant fut récemment défiscalisé !

Le biocarburant, ou biodiesel, n’a rien a voir avec le bio, diminutif charmant pour agriculture biologique. Monsieur Baudoin fait bien de le souligner. Non, le biocarburant, c’est simplement un carburant produit au départ de matières carbonées vivantes, au contraire des matières carbonées fossiles. Le biocarburant peut donc être produit – ô paradoxe de la sémantique – à l’aide de méthodes qui n’ont absolument rien de bio et qui recourent généralement à l’usage intensif de produits issus de la pétrochimie, c’est-à-dire de matières carbonées fossiles.

Les plantes les plus utilisées, pour produire des biocarburants, sont le colza et le maïs. L’utopie est donc facile à concevoir : l’agriculteur cultiverait un champ de colza ou de maïs, il récolterait les graines pour en extraire de l’huile et en faire un carburant pour ses véhicules, alors qu’il nourrirait son bétail avec les tourteaux. Tout le monde y gagne et rien ne se perd finalement !

Précisons toutefois que le bilan énergétique annoncé du colza serait de deux ou trois pour un, c’est-à-dire que, pour une unité d’énergie fossile utilisée, il y aurait production de deux ou trois unités d’énergie.

IN

OUT

Culture du colza : 18 GJ Biodiesel : 40 GJ
Trituration : 6 GJ Tourteau : 32 GJ
Transestérification : 11 GJ Glycérine : 2 GJ

 

Paille : 83 GJ

Néanmoins, ce bilan prend en compte la production énergétique théorique de la paille. Cela est, et restera, théorique car, en culture de colza, la paille n’est pas valorisée énergiquement mais est détruite sur le champ, ce qui pondère lourdement le rendement de la production de biodiesel qui est assez loin d’être la corne d’abondance qu’on nous annonce.

Sauver nos agriculteurs ?

Monsieur Baudoin écrit :

« L’agriculture a très peu de pouvoir sur la fixation des prix des matières premières qui sont souvent malheureusement artificiellement bas. Il est évident que le marché actuel des productions agricoles ne reflète pas la réalité des coûts (…). Mais le pétrole est-il également payé à sa juste valeur ? Cette ressource naturelle (épuisable) prélevée au détriment des générations futures ne devrait-elle pas voir son prix augmenter exponentiellement avec le temps. »

Même si le biodiesel doit encore prouver que son rendement énergétique net est positif, nous ne pouvons tolérer que sa promotion soit justifiée par l’illusion qu’il est en mesure de sauver notre agriculture en lui offrant des débouchés plus rentables.

Partout sur terre, les humains auront besoin des terres fertiles disponibles afin de produire leur nourriture par des procédés culturaux durables. C’est le premier constat qu’il faut faire : il n’y a pas de place pour fabriquer du carburant agricole, et il n’y en aura pas.

D’autre part, il n’y a pas de raison que nos agriculteurs aient davantage de maîtrise sur leur production dans ce domaine. Ce ne sont pas les trois à cinq mille hectares de colza produits annuellement en Belgique qui leur permettront de rivaliser avec les géants américains qui seront toujours les maîtres des cours. De plus, les OGM pointent le bout de leur nez ; leur brevet sont la propriété de multinationales américaines et la tentation sera grande d’y recourir puisque rien n’empêchera que cette production non-alimentaire donne des rendements maximaux. Seul l’environnement en pâtira, on a l’habitude.

L’indépendance de nos agriculteurs n’a donc rien à gagner dans tout cela… Rappelons, une fois encore, que l’une des structures porteuses de la journée qui a déclenché notre raction n’était autre que Belgobiotech, une association – une de plus - qui regroupe les industriels des biotechnologies. Dont les OGM…

C’est donc bien, encore et toujours, de l’OGM qu’on prétend nous vendre ! Et nos agriculteurs – nous l’avons déjà démontré – n’ont rien à en espérer de positif. Dès lors, si les biodiesel sont des OGM…


julien
on Aug. 5 2008

Les agrocarburants au coeur de la crise alimentaire

Laurent Suply (lefigaro.fr) avec le Guardian 04/07/2008 | Mise à jour : 14:45

Selon un rapport très embarrassant de la Banque Mondiale, ils auraient provoqué une hausse de 75% du prix des denrées depuis 2002.

Le rêve de carburants verts sauvant la planète s'évapore chaque jour un peu plus. Dernière pièce versée au dossier : un rapport de la Banque Mondiale achevé en avril mais jamais publié. Selon le quotidien britannique Guardian , qui se l'est procuré, le document est resté dans l'ombre pour ne pas gêner le gouvernement américain. Et pour cause : si George W. Bush soutient que les agrocarburants n'ont provoqué qu'une hausse de 3% du prix des denrées alimentaires, le rapport de la Banque Mondiale chiffre cette hausse à 75% depuis 2002.

Don Mitchell, économiste à la Banque Mondiale et auteur du rapport, a étudié l'évolution du prix d'un panier représentatif entre 2002 et février 2008. Selon ses calculs, le prix total a augmenté de 140% sur cette période, dont 75% imputables directement à la culture des agrocarburants.

Dans le détail, elle ferait grimper les prix via trois mécanismes. D'abord, une partie de céréales qui étaient destinés à la filière alimentaire est désormais détournée vers les carburants « verts ». Ce serait le cas pour un tiers de la production américaine de maïs et la moitié des huiles végétales européennes. Ensuite, des terrains sur lesquels étaient cultivés des produits alimentaires ont été reconvertis en plant de colza ou de tournesol. Selon un autre document de l'institution, quelque 5 millions d'hectares auraient ainsi changé de filière ces trois dernières années. Enfin, ces deux facteurs ayant entraîné les prix à la hausse, des spéculateurs se sont emparés du marché, amplifiant le phénomène.

Quant à l'argument, souvent avancé outre-Atlantique, selon lequel les prix seraient dopés par les nouveaux comportements alimentaires des Indiens et des Chinois, le rapport le balaye : « L'augmentation rapide des revenus des pays en développement n'a pas débouché sur une hausse importante de la consommation mondiale de céréales et n'a pas été un facteur important de hausse des prix ». De même, les sécheresses en Australie n'auraient pas non plus eu un impact significatif sur les prix.

Le document, intitulé « A note on rising food prices », est un « mimeo », c'est-à-dire une étude non publiée. Il est cité comme référence dans plusieurs autres documents publics de la Banque Mondiale, qui reprennent souvent le chiffre de 15% de hausse attribuables au prix de l'énergie, mais restent très vagues sur le rôle exact des agrocarburants.

La note signale cependant que les agrocarburants ne sont pas tous égaux. Ainsi, ceux produits par le Brésil à partir de sucre de canne auraient beaucoup moins d'effet sur les prix.




Julien


Julien
sebastien
on May 29 2007
Le terme ne veut pas du tout sous-entendre "biodégradable" mais que ce plastique est produit par des systèmes biologiques tels que les bactéries en transformant les céréales en dérivés tels que l'acide lactique qui lui-même sera transformé en PLA (polymère d'acide lactique) qui lui sera utilisé pour faire le plastique. Il ne faut donc pas tous mélanger non plus et avant de parler de bien se renseigner.

de Villers Grand-Champs Cédric
on Aug. 3 2006
Le terme "bio" utilisé dans la "bioplastique", sous-entend "biodégradable" et de là naît la confusion qui laisserait croire qu'il s'agit de produits issus de l'agriculture biologique. C'est bien évidemment une utilisation trompeusement intentionnelle que cette appellation "bioplastique". Il en est de même pour les "biocarburants".
Est-ce qu'un label "bio" résoudrait le problème puisque le produit est "biodégradable"?
Difficile, quand on peut jouer sur les mots!
Cédric


Pour l'homme, c'est le temps qui passe. Pour le temps, c'est l'homme qui passe.

Proverbe chinois

julien
on Aug. 3 2006
Peut-être faudrait-il comme pour l'alimentation, créer un label "bio" pour le bioplastique ?

Le terme "bio" de bioplastique n'induit-il pas les consommateurs en erreur, en leur faisant croire que la production des pommes de terre et du maïs entre dans le cahier des charges de l'agriculture biologique et du développement durable ?


Julien


Julien

de Villers Grand-Champs Cédric
on Aug. 3 2006
L'analyse et la mise en garde de Marc Fichers est pertinente mais je crains que ses conclusions désabusées ne découragent définitivement toutes initiatives constructives.
Personnellement, je partagerais l'avis de Monsieur Baudoin de l'institut agronomique de Gembloux dont l'analyse me paraît plus sage et surtout plus constructive.
Cédric


Pour l'homme, c'est le temps qui passe. Pour le temps, c'est l'homme qui passe.

Proverbe chinois
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