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L’Inde veut faire cracher sa formule à Coca-Cola

La Cour suprême accuse le géant du soda d’empoisonner les consommateurs indiens. Les taux en pesticides de la boisson gazeuse seraient 24 fois supérieurs aux normes nationale.


Rien ne va plus entre l'Inde et les deux poids lourds américains du soda.


Manifestation contre Coca Cola et PepsiCo, à Calcutta - © Keystone

Pepsi et Coca-Cola sont sommés par la Cour suprême de révéler la composition de ses produits, histoire de vérifier les graves accusations portées par le Centre pour la science et l'environnement (CSE) qui affirme que ces deux boissons contiennent «un cocktail mortel de pesticides» susceptible de causer «cancers, dommages au systèmes nerveux et reproductifs, porosité osseuse». Lors d'une étude menée sur 57 échantillons prélevés sur 11 boissons produites par les deux compagnies, le CSE a trouvé un taux 24 fois supérieur à la norme en vigueur en Inde.

Or les deux géants veillent jalousement à tenir leurs formules secrètes. Est-ce un bras-de-fer qui s'annonce? Tandis que les deux compagnies nient les résultats du rapport, le ministre de la santé s'adressera la semaine prochaine au parlement sur ce sujet. Mais dores et déjà, les boissons des deux groupes ont été interdites par plusieurs Etats dans les établissements éducatifs et administratifs.

Le CSE avait déjà publié une étude similaire il y a trois ans, à la suite de laquelle plusieurs partis (la gauche, mais aussi les nationalistes du BJP) s'étaient mobilisés contre Coca et Pepsi. Aujourd'hui, de nouveau, les opposants rêvent de banir les sodas américains du sol indien.

«C'est une pratique récurrente en politique que d'accuser les multinationales de divers maux dont elles ne sont pas forcément responsables», affirme Brijesh Khindaria, journaliste indien accrédité auprès des Nations Unies à Genève. Même si les révélations proviennent d'une des ONG les plus écoutées en Inde, elles sont à prendre avec précaution. En visitant le site de CSE, on apprend ainsi que le lait, ainsi que les fruits et légumes, présenteraient un taux de pesticides similaires au Coca-Cola. Pourquoi ces derniers ne sont-ils pas également considérés dangereux? Le CSE argue en leur faveur de la forte valeur nutritionnelle des fruits et légumes. Les sodas, au contraire, pauvres en éléments nutritionnels seraient «uniquement nuisibles».

«On voit ici typiquement converger deux éléments distincts dans les arguments des anti-sodas, complète Brijesh Khindaria. Depuis les années 60, on utilise dans tout le pays les pesticides à des doses massives que la nappe phréatique supporte difficilement. Je crois qu'on mélange les problèmes ».

Mais alors, si c'est le sol qui contient des pesticides, comme les spécialistes l'affirme, on ne voit pas pourquoi la formule de Coca serait mise en cause. On serait malgré tout en droit de se demander comment Coca purifie pas l'eau qu'il utilise.

Ce qui est sûr, c'est que la marque ne s'est pas fait que des amis en Inde. Coca est accusé par de nombreuses ONG de priver d'eau des bourgades dans les alentours de ses usines. On a récemment vu de nombreuses manifestations de villageois qui, pendant la saison sèche, voyaient leur accès à l'eau drastiquement réduit.

Et si dans les campagnes, on lui impute la sécheresse, dans les villes Coca susciterait la surconsommation et les problème de santé liés à la «malbouffe». Dans ce climat, ses reponsables se font discrèts et attendent que l'orage passe.


Top secret


  • Merchandise 7X, derrière ce nom mystérieux se cache l'un des secrets les mieux gardés de l'histoire de l'industrie. Il s'agit de l'élément inconnu de la composition du Coca-Cola. Depuis son origine, la firme a établi des règles très strictes pour en empêcher la divulgation.
  • Coffre à la banque. Sa description est consignée dans un dossier qui demeure dans un coffre d'une banque d'Atlanta. Pour l'ouvrir, tous les membres de la direction de Coca-Cola doivent donner leur accord et seuls deux d'entre eux peuvent prendre connaissance du dossier.
  • Rumeurs. Il existe des rumeurs sur la nature de Merchandise 7X. Certains chimistes prétendent en connaître la composition, qui serait simplissime. Des experts en marketing affirment de leur côté que ce n'est qu'une vaste intoxication montée pour titiller la curiosité du consommateur.
  • Interdiction indienne. Coca-Cola a attendu jusqu'en 1991 pour s'installer en Inde. Jusqu'à cette date, la loi indienne imposait de révéler tous les ingrédients des produits alimentaires. Afin de préserver son secret, la compagnie américaine a préféré renoncer au milliard de consommateurs du sous-continent. (ng)


Le fléau de l’obésité frappe l’Inde de plein fouet

Paradoxe ultime: l'Inde a beau compter 260 millions de pauvres, son nouvel ennemi est… l'obésité. Selon les experts médicaux indiens, 1 citadin sur 4 serait atteint, contre seulement 1 sur 10 il y a dix ans. Est-ce la rançon d'un développement économique fulgurant? Les problèmes de santé explosent: diabète, hypertension et maladies cardiaques ont subi ces dernières années de fortes hausses. Depuis un an, c'est la priorité nouvelle pour le Ministère de la santé.

Pourtant, on pourrait n'y voir qu'un tic culturel: manifester sa prospérité par la panse. C'est ce qui vient à l'esprit en feuilletant Business Week India où l'on voit à longueur de pages des magnats bedonnants étaler leurs kilos sans complexe. «Ici, la vieille notion qui veut que l'embonpoint d'un homme illustre son succès social est encore en vigueur», affirme Gilbert Etienne, spécialiste genevois de l'Inde. Mais le prestige du poids a des limites: «Si vous avez l'air d'un ectoplasme, même en Inde, il vaut mieux faire quelque chose.»

Au Ministère de la santé, on incrimine la mauvaise alimentation et l'excès de nourriture, la vie sédentaire et le manque d'exercice. Comme dans beaucoup de pays émergents, on consomme avec frénésie et sans recul. «Tandis qu'en Occident, les gens sont de plus en plus attirés par les bienfaits de la nourriture traditionnelle asiatique, les Indiens, eux, s'adonnent massivement et sans complexe à la malbouffe», nous affirme Robert Beaglehole, directeur du Département des maladies chroniques à l'OMS.

Stars à la rescousse

Sucreries, sodas, fast-food font des ravages dans les classes sociales moyennes et hautes, et aussi particulièrement chez les jeunes. Ces derniers font l'objet d'une préoccupation spéciale des autorités. Au printemps, le ministre de la Santé a instamment enjoint les stars indiennes de ne pas promouvoir les sodas et boissons gazeuses sucrées dans des publicités qui visent les plus jeunes.
Le mode de vie sédentaire lié à la vie moderne est aussi en cause. Une étude du Mumbai Obesity Research Group montre qu'à chaque gadget électronique (TV, ordinateur, téléphone mobile, etc.), un individu prend deux kilos en moyenne. Car si les Indiens ont de plus en plus accès à la technologie, le bien-être et la santé restent globalement hors du champ des préoccupations, sans parler du sport. Et le yoga? C'est encore un bienfait de la culture indienne surtout pratiqué par les Occidentaux.

Loin de se mettre à la gym, un nombre croissant d'obèses recourt à une solution radicale: la chirurgie gastrique, la pose d'un anneau qui comprime artificiellement l'estomac pour limiter la faim, ou carrément l'ablation. Pas très ayurvédique, tout ça. (ng)


julien
on Jan. 15 2009
Pour les intéressés en Europe, essayer plutôt Gojimalaya


Julien


Julien
robedon
on Jan. 13 2009
Dans ma famille on utilise la technique présentée dans ce E-Book gratuit ( http://www.encyclogoji.com/node/72 ) qui présente 8 règles à respecter pour atteindre un poids santé, qui ne coûte rien pour la plupart, jumelé à une consommation de Goji ( http://www.buygojifruits.com ). Les résultats sont assez impressionnants... du moins en ce qui concerne notre expérience.
Vanmeulebroucke Jean-Claude
on Nov. 19 2008
Bonjour .Pour faire simple et ayant vécu au Canada voila bien longtemps ,je fus stupéfait à l'époque sur les lieux de travail de voir avec quelle facilité l'employé lambda mettait une pièce de 10 cents dans le distributeur et buvait aussi vite sa bouteille de coca .Qu'il fasse chaud ou froid c'était un véritable rituel de boire 4,5,6 ,voire plus, bouteilles de coca .J'écris coca en lettre minuscule car sa consommation est devenue tellement banale que le produit lui même est devenu banal.Il m'était venu une idée à l'époque en voyant boire les gens que pensant au café qui donne une accoutumance ,mon esprit partit vers une idée osée et insensée qui était celle ci :le coca ne contiendrait 'il pas un dérivé de produit opiacé Pardonnez cet abus de pensée ,mais........ Bien à vous.
O'Nolan Katiouchka
on Aug. 12 2006
Bonjour

J'habite en Inde et quelques commentaires

Il est vrai que l'Inde utilise beaucoup de pesticides, mais il faudrait peut être souligner que l'Inde est aussi un grand laboratoire chimique pour de nombreuses firmes occicentales (y compris pour les médicaments) qui s'assoient joyeusement sur l'éthique qu'elles appliquent en occident... Y compris des entreprises occidentales qui se vantent de produire en Inde des produits bio arrosent abondamment leurs cultures de pesticides... Les premières victimes en sont le petiti peuple indien qui n'a pas accès aux informations citées dans l'article... En outre, il existe de grandes différences entre l'Inde des mégalopoles et celle de la campagne...

Que le coca contienne plus de pesticides, cela semble couler de source pour cette première observation. Certainement que la Coca Colas filtre l'eau utilisée... la mauvaise filtration vient d'une infrastructure pesima des stations d'épuration.

Quant aux boissons gazeuses, pratique courante dans le tiers monde, elles sont plus sucrées car le sucre... coupe la faim...

Dans cette histoire, il y a autant de culpabilité et complicité de la part des entreprises occidentales que du propre gouvernement indien...

Quant au probléme de l'obésité, c'est carrément impudique d'en faire une géneralité... Les classes riches se nourrissent mieux (diete moins monolithique) et copient les modèles occidentaux... sans compter le probléme de l'alcoolisme, (probléme numéro Un en Inde) qui favorise les bedaines rondes.... Si les riches sont sédentaires, les petites gens n'arrêtent pas de bosser pour survivre... L'exercice, ils en ont à revendre et pas besoin de faire du yoga pour cela... ou alors, aller donc ramasser le bois et chercher l'eau, par tous les temps et tous les jours et marcher pendant des kilomètres avec les femmes indiennes....

Quant à la médecine ayurvédique, quand elle est restée authentique, puisque comme la médecine traditionnelle chinoise, elle s'est occidentalisée pour répondre à la demande du marché, perdant ainsi beaucoup de ses savoirs ou les occultant, elle est réservée à ceux qui en ont les moyens. les pauvres, eux, ils vont à l'hopital du gouvernement ou on les bourre de médicaments chimiques (english medicine, comme ils disent et les Big Pharma font beaucoup de bénéfices) à des doses de cheval... Et la iatrogénie n'est pas étrangère aux problémes de santé "collatéraux" dont ils souffrent... Ajouter à cela que le stress du pauvre (multiples causes), cela existe aussi, bien qu'ils n'aient guère le temps de s'offrir le luxe d'une dépression...

Amitiés. Katiouchka
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