Skip to main content Help Control Panel

ARSITRA.org - Bénéficier du nécessaire. Se consacrer à l'Essentiel

Bénéficier du nécessaire. Se consacrer à l'Essentiel.

Home «   Forum «   Art, Science et Tradition «  

Je n’ose en croire mes oreilles !

De la part de Michèle NAHON

Je n’ose en croire mes oreilles !


    Sommes-nous dans une société où le bon sens a tendance vraiment à disparaître ?
    Samedi, sur France 2, j’ai regardé et surtout écouté l’émission « Sentez-vous bien » où trois médecins étaient questionnés sur les acouphènes : un généraliste, un psychiatre et un ORL. Un jeune homme de 17 ans était là sur le plateau ainsi que quelques autres personnes. Je passe sur le déroulement de l’émission et j’en viens à la conclusion.
    Le spécialiste s’adressant au jeune homme lui a conseillé de se mettre des bouchons dans les oreilles chaque fois qu’il irait avec ses amis en boîte. Evidemment un garçon de cet âge n’a aucune envie de se singulariser et de se ridiculiser devant ses copains et copines en se bouchant les oreilles !
    Il lui a aussi dit que s’il éprouvait des acouphènes après une soirée particulièrement assourdissante, il devrait aller voir un médecin dans les 6 heures du déclenchement des symptômes auditifs car, passé ce délai, il devient beaucoup plus difficile de réparer l’oreille. Mis à part les services d’urgence dans les hôpitaux qui n’ont pas forcément un ORL sous la main et qui font souvent attendre les malades, qui trouver d’autres en 6 heures, car il paraît difficile d’aller sans RV chez un spécialiste au petit matin. Donc peu de chances de sauver une oreille détériorée !
    Aucun médecin n’a proposé d’intervenir en tant que personne compétente auprès des élus pour qu’enfin les décibels soient limités par une loi beaucoup plus sévère que tous les décrets qui existent actuellement, insuffisants puisque le nombre de personnes touchées par cette détérioration de leur(s) oreille(s) ne cesse d’augmenter. Il est clair que le problème devient un problème de salubrité publique et que les médecins ont à agir au lieu de chercher des palliatifs à ces acouphènes, invalidants souvent. Cela me fait penser, même si la situation n’est pas tout à fait comparable, à toutes ces accouchées qui mourraient dans les hôpitaux faute d’hygiène, alors qu’il suffisait de se laver les mains avant de les aider. Ici, dans le cas des acouphènes, on cherche des palliatifs au lieu de légiférer sur un problème qui relève lui aussi de l’hygiène, l’hygiène auditive !
    Je sais bien que toutes les personnes qui souffrent d’acouphènes n’ont pas eu leur(s) oreille(s) détériorées par des décibels musicaux et que d’autres sons violents et assourdissants peuvent les provoquer ainsi que des effets secondaires de médicaments et de drogues, mais au moins contrôlons ceux qui peuvent être contrôlés.
    Lançons-nous une pétition à adresser à des députés et des sénateurs où nous leur demanderions de légiférer sur ce problème de santé publique et de faire appliquer dans ce domaine la loi sur les pollueurs-payeurs ? Peut-être que les discothèques et autres lieux diffusant des décibels à haute dose commenceraient à se rendre compte que la pollution sonore coûte cher….
Pappani Olindo
on Mar. 21 2007
Bonjour,

Je suis touché par des acouphènes depuis mai 2006 depuis une sortie en discothèque avec des amis; J'ai été aux urgences le lendemain, soit 12 heures après le traumatisme sonore du fait des boudonnements persistants et suis resté deux jours à l'hôpital... J'ai récupéré quasiment toute mon audition mais les acouphènes persistent maintenant depuis bientôt un an et mon ORL ne m'a donné aucun traitement. Je vais m'intéresser à une thérapie ou essayer l'accupuncture dans quelques temps, car je m'inquiète que cela persiste. Mon acouphène se produit dans les deux oreilles, c'est un acouphène permanent qui se traduit par un sifflement légé que j'entends lorsque je me bouche les oreilles mais pas la journée avec le bruit extérieur par contre il me gene beaucoup lorsque je vais me coucher et plus particulièrement lorsque je suis fatigué ou stressé, je ne souffre pas d'insomnie mais cela me travaille et de ce fait je mets du temps à m'endormir. Maintenant que je vous ai raconté ma petite histoire à laquelle je pense tous les jours,

j'aimerais savoir comment je pourrais attaquer cette discothèque en justice du fait de ce préjudice physique ( j'ai gardé des reçus de cette soirée et possède des photos de la soirée attestant de ma présence).

Et savoir si quelqu'un connaissait un société qui s'occupe de contrôler les décibels en discothèques afin que cela soit prouver, et appuit un peu plus ma plainte..

J'attends vos réponses avec impatiences sur le blog et encore plus sur mon mail: olin1@hotmail.fr.

Et invite toutes personnes à prendre soin de ses oreilles et à ne pas s'exposer trop longtemps à un bruit gênant, ainsi que les jeunes écoutant les balladeurs trop fort... Car être victime d'acouphènes au quotidien est très dure à gerer.
PhB
on Sep. 26 2006
La réaction de JB et de Michel NAHON sur l'indigence des médecins - de quelque spécialité qu'ils soient - me paraît couler de source.

J'ajouterais, qu'ils ne font que manifester, ce, pourquoi ils ont été formés : faire disparaître les symptômes sans se préoccuper des causes. Attitude imposée par la médecine officielle, promue par la Faculté et surveillée par l'Ordre des Médecins.

Un symptôme est un signal d'alerte d'un organisme en détresse. Vouloir le faire disparaître ne soulage en rien la détresse organique, mais perturbe son système d'alerte l'obligeant à chercher un autre circuit pour remplir sa fonction.

Si les acouphènes sont les symptômes d'organismes blessés par les décibels, les réactions des médecins sont les symptômes d'une déficience de l'organisme médical, symptomatique d'une société malade.

Le sujet est vaste.

PhB
Share
Post to Facebook
Tweet about this
Share at LinkedIn
Reference this page
Monitor
Recent files
Forum »
See also