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Du bon usage de son cerveau 2 - les mémoires

Du bon usage de son cerveau 2 - les mémoires

Pour utiliser notre cerveau dans son maximum de potentiel, il faut bien saisir son fonctionnement. Différents mécanismes sont en action en permanence. Nous pouvons en examiner un.

Chaque réflexion, chaque choix qu’effectue notre mental va impliquer une « consultation » de nos mémoires. Afin de décider, nous examinons les situations déjà connues. A partir de comparaisons effectuées entre ces situations connues et la situation présente, nous allons choisir de fuir, de faire tel geste, de parler, de nous taire ou de ne rien faire du tout.

Ces mémoires, parties prenantes de nos choix, sont constituées d’évènements vécus ou transmis, c'est-à-dire vécus par d’autres.

Les mémoires d’événements vécus sont accessibles à la conscience lorsqu’elles ont été assimilées et archivées. Un enfant saute d’une marche et tombe. Il a 7 ans et il pouvait effectuer physiquement ce saut. Sa maman l’aide à se relever et lui dit que la prochaine fois, il vaut mieux qu’il prenne son temps et qu’il ne saute pas n’importe comment. La mémoire enregistre « au moment de sauter, je dois vérifier la façon dont je vais m’y prendre (mémoire analytique), je me suis fait mal sans gravité (mémoire physique) et maman m’a donné la possibilité de faire mieux la prochaine fois (mémoire affective). Je n’ai pas été en danger (mémoire de survie non activée) ». Lorsque cet enfant, devenu adulte, se trouve obliger de sauter pendant une randonnée par exemple, il prendra son temps mais il ne sera pas arrêté par cette mémoire.

Reprenons cet enfant de 7 ans, il saute mais n’ayant pas vu que le sol est glissant, chute lourdement, se fait une fracture ouverte nécessitant une hospitalisation, perd son souffle pendant quelques longues secondes lui donnant une sensation de danger imminent pour lui-même, et sa maman, débordée au moment de la chute, s’énerve et lui explique qu’une fois encore il a été en dessous de tout. La mémoire affective enregistre qu’en faisant cela, il n’a pas été « aimable », la mémoire analytique enregistre qu’il n’a pas tout compris avant de sauter, la mémoire de survie est activée parce que le souffle a été « perdu » un moment et la mémoire physique relie l’action de sauter à la douleur et la souffrance. Il n’y pas eu de travail d’explication de la chute, de relativisation de l’attitude de la maman. L’enregistrement se fait de façon brute. Devenu adulte, et toujours dans notre exemple de randonnée, il va être réticent à sauter et risque de ne pas disposer de la totalité de ses moyens.

Dans les deux cas précédents, ce sont des situations vécues par l’individu. C'est-à-dire qu’en cas de besoin, les souvenirs vont pouvoir être évoqués et retravaillés. Dans le cas suivant, le travail sera plus complexe.

Il s’agit d’un enfant plus jeune, environ 2 ans. Il commence à maîtriser la marche et explore le saut. Chaque fois qu’il s’élance, il ressent de la part de sa maman quelque chose d’indéfinissable pour son cerveau immature en particulier. Elle n’est plus souriante, il sent qu’elle devient triste et qu’elle est « bizarre » et « pas bien ». Ce ressenti est désagréable et inquiétant. Il l’enregistre. Lorsque, devenu adulte, il se trouve devant la nécessité de sauter, il ressent un profond malaise. Une des solutions consiste à éviter toutes les situations de ce type, ce qui ne pose pas de problème particulier à quelqu’un qui souhaite devenir écrivain, avocat ou joueur de vielle à roue. Mais si l’individu se sent une âme de sportif ou d’explorateur, il se trouve devant des conflits internes dont il ne devinera pas la provenance, le seul indice visible étant l’attitude non incitative de la mère sur les activités enfantines consistant à sauter. Ce qui est un peu réduit comme début de piste. Il faut comprendre alors que la mère, pour suivre l’exemple, a été témoin d’un accident, où un ami a sauté et celui-ci est décédé. Elle a choisi de ne pas en parler, d’ailleurs, cela a eu lieu alors qu’elle était jeune, bien avant la naissance de l’enfant. Chaque fois qu’elle voit son enfant sauter, elle replonge dans l’horreur de ses souvenirs. L’enfant capte sans mettre ni mots ni éléments tangibles. Toutes les mémoires sont activées. La mémoire affective enregistre « lorsque je saute, je rends maman malheureuse », la mémoire de survie « je ressens qu’il peut y avoir un grand danger à faire cette activité », la mémoire physique « je me sens bien mais cela ne semble pas normal parce que maman n’a pas l’air bien », la mémoire analytique « je ne comprends pas ce qui se passe quand je saute ».

Ce phénomène peut descendre plusieurs générations. Or, il faut bien que l’enfant devenu adulte, entende que cette mémoire, qu’il va scruter avant de se mettre à sauter, n’est pas la sienne. A partir de là, le travail de compréhension, d’assimilation et d’archivage peut s’exécuter.

Beaucoup d’autres cas peuvent être étudiés concernant les mémoires. Mais, ces quelques pistes permettent déjà de lever des barrages et en cela méritent d’être explorées.

Bien amicalement
Véronique
PhB
on Oct. 4 2006
Véronique :

Oui Véronique, je te suis avec beaucoup d'intérêt, le cerveau gauche qui analyse, "gère", le cerveau droit qui ressent, apprécie (et peut être plombé par des expériences d'enfance ou d'ailleurs), mais j'attends la suite avec impatience. PhB
julien - on Oct. 9 2006
Bonjour !

Pour tous ceux qui sont intéressés par le fonctionnement du cerveau, je vous propose d'aller visiter cet excellent site :

http://www.lecerveau.mcgill.ca/flash/index_d.html

Bonne visite.




Julien


Julien
Véronique
on Oct. 2 2006
Bonjour Cirdec, bonjour à tous,

Dans un premier temps, on peut considérer la réincarnation comme une hypothèse de travail (voir les travaux de Jacqueline Bousquet pour approfondir).

Mais dans l'exemple proposé du garçon de deux ans, le plus important est le regard et l'analyse que l'on peut avoir sur une expérience.Dans le cas du refus strict d'une situation, la structure de l'individu va être "marquée" et cette marque va modifier durablement le fonctionnement et/ou l'état de cette structure.

Imaginons une personne qui, un beau matin, décide d'aller faire une course et monte dans sa voiture. En démarrant, elle abîme le véhicule du voisin parce qu'elle estime qu'il n'aurait pas dû être garé là. Puis, elle renverse un piéton "il ne faut pas avoir d'idée pour traverser lorsqu'une auto arrive !". Enfin, elle s'enroule autour d'un platane parce qu'elle trouve que la route aurait dû passer à cet endroit. Bilan : le véhicule est très abîmé et par 3 fois, notre personnage a refusé de gérer ce qui est.

Cet exemple peut sembler totalement ridicule et pourtant, nous faisons de même à longueur de journée. L'expérience est refusée, la structure est abîmée et l'évolution nulle (le dH3/dt). Il est vrai qu'il est plus facile de trouver un carrossier que de découvrir celui qui nous aidera à réparer notre "carcasse".

Dans deux cas au moins, les expériences de la vie ne peuvent être gérées par l'individu seul. Il s'agit de la souffrance et de l'ignorance. Dans ces deux configurations, il est nécessaire de mettre en place un accompagnement. Mais ce sera peut-être l'objet d'une autre propos : "du bon usage de son cerveau 3 : l'autre"...

Bien amicalement
Véronique

de Villers Grand-Champs Cédric
on Sep. 27 2006
Véronique : Merci à toi pour ta réponse rapide qui entraîne d'autres questions.

Pour ma part, la question se pose au sujet de la croyance en la réincarnation. Nombreux sont ceux qui n'y croient pas et qu'en est-il alors des personnes qui n'ont pas conscientisé leurs multiples réincarnations?

Pour d'autres, les informations sont puisées dans un vaste réservoir cosmique où sont stockées toutes les mémoires du vécu de chaque être pensant, réservoir d'expériences bonnes ou mauvaises.

J'ai bien aimé la différence que tu fais entre "programmation toxique" et "héritage", c'est nettement plus positif et il en découle une toute autre dynamique.

Si j'avais mis l'accent sur la "toxicité", c'est sans doute lié à sa dominante dans mon vécu propre et mon ressenti du moment.

Bien amicalement
Cédric.


Pour l'homme, c'est le temps qui passe. Pour le temps, c'est l'homme qui passe.

Proverbe chinois
Véronique
on Sep. 27 2006
Bonjour Philippe et Cédric, bonjour à tous,

Parler de toxicité et de dégâts est un angle de vision sur les exemples proposés. Il est possible d’avoir un autre point de vue.

Supposons que le projet de l’âme de cet enfant de deux ans soit l’expérimentation du mouvement : sauter, courir…
Supposons encore que lors d’une incarnation précédente, alors que le projet de l’âme était déjà celui-là, l’enfant vers cet âge de deux ans, deux ans et demi, ait bougé, sauté en grimpant sur tout et n’importe quoi et qu’il ait fait une chute mortelle. L’expérimentation de son âme aura été courte et peut-être du même coup trop réduite.
Supposons toujours que cette âme poursuive son projet. Elle va choisir une situation familiale dans laquelle sa survie va être assurée jusqu’à l’âge adulte.
Et là nous retrouvons le petit garçon de notre exemple. Il a un désir de mouvement. Mais la réaction de sa maman l’amène à se freiner. Il va grandir et chercher un métier qui bouge, pourquoi pas danseur. Il va acquérir le mouvement dans la difficulté parce que chaque fois qu’il va se déplacer, il va négocier avec ses mémoires. Le mouvement va être vécu avec chaque parcelle de son corps, tendu vers la réussite, conscientisé. L’expérimentation sera plus riche dans la mesure où l’accès ne sera pas naturel et évident. La conscientisation sera indispensable.
Plutôt que de parler de programmation toxique, peut-on parler alors d’héritage…


Effectivement Cédric, c’est notre corps physique et informationnel qui est porteur des mémoires. En fait, le cerveau est à la croisée des chemins. Il est récepteur d’informations externes (par les organes des sens et les récepteurs électromagnétiques) et récepteur d’informations internes qu’il va puiser dans le corps. Cela pose le problème des travaux thérapeutiques qui ne sont que mentaux. Si la mémoire corporelle n’est pas travaillée, elle continuera à perturber l’individu.

Bien amicalement
Véronique

de Villers Grand-Champs Cédric
on Sep. 26 2006
Bonjour Véronique!
C'est un réel plaisir de te retrouver sur AST. La qualité de ta réflexion sur les différents types de mémoires m'a littéralement scotché.
La toxicité de nos parents, aïeux, proches et toutes formes d'egrégores devrait nous inciter à la plus grande prudence, conscients des dégats potentiels que cela peut entraîner chez nos enfants.
Ceci dit, je ne suis pas certain que le centre de la mémoire soit réservé au cerveau; j'ai l'impression que chaque cellule de notre corps est porteuse de mémoire et que notre cerveau serait le centre de réception de ces informations que nous délivrent les cellules, commandant nos réactions en fonction des informations reçues.
J'aimerais avoir ton avis à ce sujet.
Amicalement
Cédric


Pour l'homme, c'est le temps qui passe. Pour le temps, c'est l'homme qui passe.

Proverbe chinois
PhB
on Sep. 26 2006
Merci Véronique pour cette parfaite démonstration du sytème de programmations dont nous sommes tous imprégnés, mais dont dont notre éducation est le plus souvent ignorante.

PhB
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