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La nature est intelligente, et nous ? Les chamanes auraient un accès direct à la double hélice d’ADN...

La nature est intelligente, et nous ?

Dix ans après sa première hypothèse - les chamanes auraient un accès direct à la double hélice d’ADN -, l’anthropologue Jeremy Narby se tourne vers des scientifiques... aux découvertes étonnamment animistes.


Nouvelles Clés : Le serpent cosmique (éd. Georg) se déroulait en Amazonie et c’est là que commence aussi votre nouveau livre, L’intelligence dans la nature (éd. Buchet Chastel). En fait, vous aviez promis à vos lecteurs une suite à votre enquête. Vous aviez découvert, très surpris, que les peuples premiers - que nous appelons schématiquement « chamaniques » et qui sont un peu nos ancêtres - n’ont pas acquis leurs connaissances originelles de façon pragmatique, par « essais/erreurs », en testant un peu tout et n’importe quoi, mais plutôt en communiquant directement avec les autres règnes vivants, dans une sorte d’intuition fulgurante. Une telle communication inter-espèce suppose que les animaux et les plantes ont une conscience. Vous avez donc décidé de creuser, cette fois auprès de scientifiques, la question de savoir si toute la nature ne pouvait pas être décrite comme intelligente.

Jeremy Narby : Je suis retourné en Amazonie, puisque c’est là en effet que commence la piste qui m’a mené du chamanisme à la biologie moléculaire et m’a fait penser que la nature était intelligente. Le Serpent cosmique faisait l’hypothèse qu’en superposant les connaissances chamaniques et celles des biologistes, on se retrouvait comme avec deux cartes, deux grilles de lecture datant d’époques très différentes mais coïncidant étrangement. Les biologistes travaillent sur l’ADN, qui est une sorte de texte chimique enfoui au fond de chaque cellule. En soi, cela semble confirmer l’idée d’une intelligence, certes mystérieuse mais générale. J’ai donc repris l’enquête, en commençant par ceux qui m’en avaient parlé en premier : les chamans amazoniens, qui véhiculent à ce sujet une connaissance vieille de milliers d’années. À partir de 2001, j’ai sillonné surtout l’Amazonie péruvienne, pour interviewer les spécialistes indigènes, dans plusieurs cultures : Ashaninka, Shipibo, Shaoui, Kaldochi, Qitchua, Awahi... Ils sont tous d’accord : pour eux, les plantes et les animaux pensent, ont des plans, un savoir, sont « humains » dans leurs mondes... En fin de compte, rien de très nouveau. C’est même très ancien. Ils l’ont toujours dit et il n’y a pas trente six façons de le dire. Au bout d’un certain temps, il s’est plutôt agi de déplacer mon travail anthropologique du côté des scientifiques...

N. C. : Les chamans disent-ils que la nature a des intentions à notre égard ?

J. N. : Il faut comprendre que pour eux, le concept de « nature » n’a pas de sens. Je leur demandais plutôt quel intérêt pouvaient avoir les plantes à nous donner des informations. La réponse était généralement qu’elles sont beaucoup plus anciennes que nous et se préoccupent de notre santé, comme des grands-parents se préoccupent de leurs petits-enfants même s’ils sont méchants. Les grands-parents ne savent pas dire non à leurs petits-enfants quand ces derniers leur demandent quelque chose ! C’est leur plaisir de les informer.

Moi, je recherchais, de façon délibérément politique, à révéler un terrain d’entente entre le savoir indigène et la science. Il est clair que l’idée d’une « intention » de la nature fait glisser le sujet vers ce que nous appellerions la « téléologie », dont les scientifiques ont a priori horreur. Je n’avais donc pas envie d’aller par là en premier. Je voulais plutôt circonscrire un plus petit dénominateur commun entre les cultures primordiales et nous, humains formés par la science du début du 21ème siècle. J’ai donc laissé à l’arrière-plan les intentions de la nature, supposées ou réelles, pour devenir une sorte de diplomate entre des systèmes de savoir très différents et dépasser les approches classiques. Il m’a semblé que le travail le plus radical consistait à me comporter comme un anthropologue, non plus auprès des indiens, mais des scientifiques. Je suis donc sorti d’Amazonie pour me rendre dans des laboratoires, notamment de biologie, et y poser des questions candides, comme je l’avais fait pendant des années dans la forêt.

La science est un autre monde que la forêt. Les scientifiques s’expriment d’abord par le texte - ce qui est assez pratique et m’a permis de connaître, sans quitter mon domicile, de repérer toutes sortes de recherches allant dans le sens de mon enquête. Par exemple des études sur le sens de l’abstraction chez les abeilles, ou sur la capacité des plantes à prendre de bonnes décisions, ou encore sur l’aptitude des moisissures visqueuses (des êtres unicellulaires) à trouver la sortie d’un labyrinthe ! J’ai contacté ces chercheurs et suis allé les interroger dans les laboratoires où ils opéraient. Ce n’est évidemment pas une étude exhaustive. J’ai plutôt reniflé ma piste, comme un chien lâché après une proie...

pour lire la suite : http://www.nouvellescles.com/a...?id_article=850

de la part de Cédric


de Villers Grand-Champs Cédric
on Oct. 19 2006
Loregil :

Merci d'avoir référencé : http://www.karmapolis.be

voici les 3 liens donnant accès aux développements de l'interview de Jeremy Narby par Patrick Van Eersel.


http://www.karmapolis.be/pipeline/ayahuasca_part1.htm

http://www.karmapolis.be/pipeline/ayahuasca_part2.htm

http://www.karmapolis.be/pipeline/ayahuasca_temoins.htm


Pour l'homme, c'est le temps qui passe. Pour le temps, c'est l'homme qui passe.

Proverbe chinois
Loregil
on Oct. 19 2006
Le site www.karmapolis.be avait fait tout un développement sur ce sujet et cet auteur en rajoutant d'autres commentaires sur l'analyse des visions sous peyotl , joignant un lien pour visionner un DVD assez exceptionnel, DVD qui a été censuré mais qui explique bien comment les chamans Amazoniens utilisent ces rituels pour dégager les premières défense du cerveau , qui agresse son créateur avec des visions de dragons ou serpents , pour ensuite avoir accès aux mémoires cellulaires et aux spirales ADN , Passionnant! La nature est notre enseignante , nous ne sommes qu'un amas cellulaire à deux pattes intégré à la nature dont nous faisons malgré tout totalement partie ! Citons ausi plus ou moins l'étude dans le fim "Blueberry" des études de changements de perceptions de consciences , en rapellant que la tradition Celte à largement décrie l'importance de l'écoute de la nature, selon ses saisons et ses biorythmes afin de se mettre en coertion avec elle afin de récupérer des éléments indispensables de ses propres fluides éthériques afin de parvenir à modifier son patrimoine génétique. Loregil
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