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Message de la chienne Khéops à l'humanité

« Lorsque l'être humain décide de prendre un animal, il a souvent une idée bien précise sur ce qu'il peut en attendre et sur ce qu'il va pouvoir lui imposer. Dans son arrogance extrême et son désir de tout contrôler, l'homme exige de son animal un total renoncement à cette partie de lui la plus précieuse : la liberté. Je ne parle pas de la liberté de mouvement, mais de la liberté d'être.


 Message de la chienne Khéops à l'humanité


Cette nuit, Khéops m'a dit qu'aujourd'hui, elle voulait écrire seule le chapitre du jour. Elle entendait par là que ma collaboration se limiterait à traduire ses propos et à les transcrire.

Ce matin, nous voilà prêtes à officier : elle est roulée en boule sur son coussin, et mes doigts sont prêts à courir sur le clavier :

« Lorsque l'être humain décide de prendre un animal, il a souvent une idée bien précise sur ce qu'il peut en attendre et sur ce qu'il va pouvoir lui imposer. Dans son arrogance extrême et son désir de tout contrôler, l'homme exige de son animal un total renoncement à cette partie de lui la plus précieuse : la liberté. Je ne parle pas de la liberté de mouvement, mais de la liberté d'être.

« Nous avons alors l'obligation d'éradiquer définitivement tout ce qui, en nous, n'est pas conforme à vos attentes. Vous nous réduisez à de simples objets, nous assignant la tâche de satisfaire tous vos caprices - inconscients que vous êtes de nos propres besoins. Ce que vous ignorez, c'est que nous sommes incapables de faire semblant. La perversité nous est inconnue. Cette partie de nous que vous rejetez, c'est notre âme, notre essence. Elle ne se laisse pas corrompre et il nous est impossible de la renier. Voilà la plus grande de nos souffrances.

« Dans sa très grande prétention, l'homme concède au chien la capacité maximale de mémoriser 60 mots : « assis, couché, aux pieds, sous la table, pas bouger, à la niche, oui, non, ça suffit, donne la patte, fais le beau, etc. » En vérité, ce langage abêtissant ne fait que révéler le besoin qu'a l'être humain de dominer tout ce qu'il considère comme inférieur à lui, le peuple animal en premier lieu.

« L'homme considère que la parole est le moyen de communication le plus élaboré. Un être vivant dont la physiologie ne permet pas l'accès à la parole est donc irrémédiablement exclu du cercle très fermé des créatures dignes d'intérêt. Mais il est un langage infiniment plus vaste, dont aucun instrument, aussi sophistiqué soit-il, ne pourra jamais définir les limites : il s'agit du langage du cour. Celui-ci se passe de mots. Et ce sont les sentiments qui véhiculent ce précieux langage.

« Bien qu'universel et, à ce titre, accessible à tous, ce langage nécessite une réelle ouverture d'esprit. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, sur terre, seul l'être humain a développé assez d'arrogance et de prétention pour s'interdire tout accès à ce langage. En cherchant à dominer le monde, à maîtriser et à asservir tout ce qui est extérieur à lui, l'homme n'est globalement plus apte à utiliser son énergie vitale pour communiquer. Tout ce qu'il donne et reçoit se teinte de ces dégradants attributs qu'il agite comme des trophées. Dans ses créations, les traces d'amour sont de plus en plus infimes.

« Cette insatiable soif de pouvoir s'apparente à une course sans fin. Loin de se contenter de se détruire lui-même, l'homme cherche à détruire en nous ce qu'il a déjà piétiné en lui.

« La révolte gronde parmi le peuple animal, excédé devant autant d'acharnement à lui nuire et à l'asservir. Avec une infinie tristesse, nous constatons que les évidentes manifestations de la colère ambiante ne semblent pas beaucoup ébranler l'homme dans ses certitudes. Il n'y a aucun jugement dans ce constat. Nous ne cherchons pas non plus à nous faire plaindre. Car en dépit des apparences, c'est bien l'homme qui a besoin de compassion. Le peuple animal a une conscience aiguë de cela.

« Pourtant, les Forces de Vie s'apprêtent à susciter en nous des réactions beaucoup plus vives. Nombreux sont les animaux désireux de participer activement au rétablissement de l'indispensable équilibre sur cette planète. Il ne s'agit pas de vengeance, pas plus que nous ne souhaitons devenir les instruments d'une justice à l'évidence devenue nécessaire. De plus en plus d'animaux sont prêts à sortir de leur réserve et à braver la terreur que leur inspire l'homme. Dans une ultime tentative de communication, certains parmi nous ont l'audace de vous transmettre ce qu'ils ressentent. Les spécialistes comme Marie seront nos principaux alliés, de même que tous les êtres humains capables d'ouvrir leur cœur à ce que nous avons à dire.

« Sans doute pensez-vous que nous, humbles animaux, ne sommes sur Terre que dans le but d'assouvir votre soif de pouvoir, ou, dans le meilleur des cas, pour vous aider à tromper votre solitude.

« La vérité, c'est que nous avons suffisamment d'amour dans notre cœur pour vous porter secours. Nous sommes tous - sans exception - détenteurs de messages spécifiques destinés aux personnes avec lesquelles nous vivons.

« Nous sommes concernés par l'évolution de la race humaine, bien plus que vous ne sauriez l'imaginer. Notre présence parmi vous est la preuve de notre engagement à vos côtés.

« Osez poser sur nous un regard différent, et demandez-nous de vous aider. Nous vous enseignerons le langage de l'amour, nous vous soutiendrons dans les innombrables réconciliations dont vous ne pourrez pas faire l'économie. Nous pouvons faire beaucoup plus que monter la garde dans vos maisons ou croupir au fond d'un garage. Vous ignorez ce que nous sommes réellement. Pour le bien de votre race, cessez de nous détester, de nous dévorer, de nous humilier, de nous mépriser. Ouvrez votre cœur, accordez-nous l'immense honneur de panser vos blessures. Nous sommes à votre service. Notre compréhension innée de la souffrance d'autrui fait de nous des thérapeutes hors pair. Vous limitez l'amour que nous vous portons à la simple reconnaissance du ventre. Vous dénaturez tout ce qu'il y a de beau en nous.

 
Nous vous enseignerons le langage de l'amour.


« Lors de nos virées quotidiennes dans la nature, je m'entretiens longuement avec les oiseaux. Ce sont de véritables messagers divins. Le vent, les arbres, les fleurs et les insectes ont eux aussi tant à dire qu'il suffit de quelques instants pour moissonner des tonnes d'informations utiles à tous. Vous avez tué en vous toute faculté d'écoute. Vous créez des bruits assourdissants pour meubler le vide qui vous ronge et vous angoisse. Vous avez mis une telle ferveur à vous éloigner de votre cour que, désormais, votre propre ombre vous terrorise. Vous semez la terreur également autour de vous, simplement par manque d'amour et de compassion vis-à-vis de vous-mêmes.

« Mon peuple en arrive à souffrir des mêmes maladies physiques et psychiques que les vôtres : ce n'est pas notre goût prononcé pour le mimétisme qui nous rend malades. C'est la trop grande proximité avec un peuple souffreteux, incapable de se remettre en cause. Vous nous imposez vos effroyables conditions de vie, vos pensées de haine. Vos vétérinaires nous soignent, mais ils ne peuvent nous soulager que momentanément. Personne ne nous demande pourquoi on se casse une patte, pourquoi on refuse de manger, pourquoi on développe un cancer dans telle ou telle partie de notre corps. Les réponses à toutes ces questions sont inscrites au plus profond de nous. Elles parlent de notre souffrance de vivre ainsi avec vous. Nous pouvons vous révéler ce qui se dégrade ou se détruit en nous, à votre contact. Mais qui s'en soucie ? Nous nous connaissons mieux que vous ne vous connaissez vous-mêmes. Notre mieux être est intimement lié à la guérison que vous allez amorcer à l'intérieur de vous. La compassion en nous n'a d'égale que notre capacité à pardonner. Nous avons beaucoup à vous enseigner et nous sommes tous prêts à cela.

« Savez-vous que lorsque nous nous croisons au détour d'un chemin, nous, les animaux, nous faisons régulièrement le point sur nos situations respectives ? Un simple regard, et nous savons tout de l'autre : ses souffrances, ses combats, les raisons de sa présence sur Terre. Le langage du cour est direct, sincère. Pouvez-vous imaginer que nous échangeons infiniment plus d'informations entre nous que vous ne le faites chaque jour entre vous, malgré tous vos moyens de communication ?

« Nous n'avons pas besoin de nous voir pour entretenir d'étroites relations entre nous. Nos capacités psychiques sont illimitées, exactement comme l'étaient les vôtres il y a fort longtemps.

« Vous avez pourtant déjà expérimenté pendant des millénaires tout ce en quoi vous ne croyez plus.

« En ces temps reculés, les humains et les animaux vivaient en paix. L'idée de nuire à autrui ou d'exercer un pouvoir sur quiconque n'aurait jamais pu germer dans aucun cour. Seuls l'amour et la compassion nous motivaient tous, et tous nous participions à l'évolution de ce qui existait sur cette planète.

« Puis l'homme a choisi de faire d'autres expériences.

« Les animaux n'ont pas effectué le même choix. Leurs capacités psychiques sont demeurées intactes. Mais, en vivant à vos côtés, il leur fut de plus en plus compliqué de tenir compte de cette partie noble d'eux-mêmes. Malgré ce que vous nous faites subir, ainsi qu'à la Terre qui nous héberge tous, malgré votre cruauté sans fin, nous sommes prêts à vous aider à guérir ce que vous vous acharnez à détruire à l'intérieur de vous et autour de vous. Accepterez-vous notre aide ? »

Extrait de "Cet autre Langage", de Pascale Dozité, Éd. Agorma
ÈRE NOUVELLE - septembre 2006

Guillaume Verniere
on June 12 2010
Je suis d'accord avec ce commentaire je je rajoute que les chien me sont pas libre pare qu'ils le veulent bien au fond regardez les chat on ne peut pas leur faire faire quelque chose qui n'ont pas envie (sauf pas la force bien évidement...) je pense que le chien a était un animal important dans le développement de l'homme tout comme le cheval l'un pour chassé et se protégé, avertir du danger l'autre pour ce déplacer c'est un échange de bon procédé un genre de symbiose pour la survie des deux espèces je ne vois pas le problème c'est la nature y'a un infini d'exemple Que chertaine soit dégénéré aujourd'hui c'est normal l'homme aussi ! wall
Véronique
on Jul. 10 2008
Ce n'est pas la première fois que je lis cet article. Et deux sentiments me submergent à chaque fois.

La colère tout d'abord, parce que cette façon de présenter le dialogue avec les animaux est souvent source de mal-entendus. Elle donne l'impression que le dialogue se produit comme lorsque l'on décroche le téléphone. "Allo ? comment vas-tu ? Tu apprécies le pré dans lequel tu vis ? Ton cavalier est un gars sympa ?" En fait, c'est très différent.

Pour rentrer en contact, il faut changer d'état. Il faut fonctionner "animal" (et ce n'est pas du tout péjoratif !!). Entrer dans un monde de sensations, de mouvements, de ressentis (c'est la même chose lorsque l'on veut entrer dans le même type de communication avec des humains sauf que nos codes et nos façons de fonctionner sont plus proches). Cela demande souvent des connaissances pour faire un bout de chemin mentalement. La notion d'un gros travail en amont est sous-estimé. Bien sûr, il est possible de communiquer sans connaissance, mais la compréhension en est du même coup diminuée. Pour être plus claire, chez un cheval par exemple, nous allons capter sa tristesse. Il va nous "expliquer" sa difficulté à ne plus voir sa cavalière pendant un long moment. Si nous n'avons pas un minimum de propositions dans notre mental, nous aurons beaucoup de mal à décrypter des solutions. Ce travail est moins important lorsqu'il s'agit d'un animal qui partage notre vie.

Oui, les animaux ont besoin que nous respections leurs propres lois de vie. Mais qui d'entre nous va les noter, les porter à la connaissance du plus grand nombre et surtout être entendu. Et c'est là, que je ressens une grande tristesse. C'est un travail colossal. Parce que s'approcher de si près d'un chien, d'un cheval, c'est aussi partager ses souffrances, c'est apprendre encore et toujours pour intégrer les travaux déjà réalisés pour ne pas tout recommencer, c'est accepter de ne pas mettre en place de solutions parce que le monde, les hommes ne sont que rarement prêts à essayer de changer (se dire que le peu qui est fait est toujours cela de pris !).

Je connais un cheval dont on sent l'intelligence grandir en fonction de l'attention qu'on lui apporte. Bien sûr, que son intelligence réelle ne change pas, mais ce qu'il en dévoile est lié à la relation à moyen terme qui est créée. Or, il n'est pas possible d'avancer dans la relation homme-animal avec juste un seul et pendant 20 ans de notre vie. Il faut pouvoir "rencontrer" toutes sortes d'individus.

Alors, qui va accepter d'entrer dans la démarche ?
Stella GENDRON - on Mar. 14 2010
Olwenbreizh : J'apprécie beaucoup ton commentaire, ces précisions me semblent nécessaires. Merci
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