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Attention aux excès d’apport en fer d’origine animale !

Une hypothèse sur le rôle des réserves ferriques a été émise en 1981 pour expliquer la différence des taux de cardiopathies ischémiques (CPI) chez les hommes et les femmes préménopausiques.

Certaines études ont même montré le rôle de l’apport en fer hématique (essentiellement par la viande rouge) dans l’augmentation du risque de CPI, mais pas celui de l’apport ferrique total. L’effet de l’apport ferrique d’origine non animale, y compris les suppléments nutritifs, n’a pas encore été exploré jusqu’à ce jour. Or, les fers hématique et non-hématique ont probablement un rôle distinct dans la CPI étant donné leurs voies métaboliques et les mécanismes d’absorption qui sont différents. Par ailleurs, l’hypertension artérielle pourrait aussi jouer un rôle dans ce cadre. Mais la relation entre le fer et la pression artérielle n’est toujours pas explorée.

Afin d’approfondir certaines de ces questions, une équipe internationale a réalisée une étude transversale et observationnelle en étudiant le rôle de l’apport en fer total (alimentaire et apports complémentaires) sur la pression artérielle. 17 échantillons de populations, comprenant 4 650 adultes de 40 à 59 ans provenant de 4 pays (Japon, Chine, Royaume-Uni et Etats-Unis) ont composé la population de l’étude.

L’analyse en régression linéaire multivariée des résultats montre que les apports alimentaires en fer total et en fer non-hématique sont inversement associés à la pression artérielle. Après ajustement sur différents facteurs de confusions potentiels, un apport alimentaire en fer total supérieur à 4,2 mg/4,2 Méga Joule (apport calorique quotidien établi en MJ) est associé à une baisse de 1,39 mmHg de la pression artérielle systolique (PAS) (p < 0,01). Et, pour sa part, un apport alimentaire en fer non hématique supérieur à 4,13 mg/4,2 MJ est associé à une baisse de 1,45 de la PAS (p < 0,001). Les différences pour la PAD (pression artérielle diastolique) sont plus faibles.

Dans la plupart des modèles, l’apport en fer hématique est positivement, mais non significativement, corrélé à la pression artérielle. Dans cette étude, les apports de viande rouge sont directement associés à la pression artérielle. Des apports supérieurs à 102,6 g/24h sont associés à une augmentation de 1,25 mmHg de la PAS. De plus, cette association persiste après ajustement sur différents facteurs confondants.

Cette étude suggère donc un possible effet bénéfique du fer non hématique sur la pression artérielle. A l’inverse, le fer apporté par la viande rouge semble avoir un rôle néfaste. Reste à élucider les mécanismes physiopathologiques impliqués et à confirmer ces données.

Dr Georges Dubois Tzoulaki I et coll. : Relation of iron and red meat intake to blood pressure: cross sectional epidemiological study. BMJ 2008 ; Publication avancée le 15 juillet 2008.

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