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L'histoire étonnante de Robert Adams

Celui qui perçoit l'univers comme un amas d'écume en plein océan ambrosiaque de la Conscience, c'est lui, en vérité, l'unique Siva. Ksemaraja

Robert Adams est un maître américain "self-realisé" (self-realised) et un disciple direct de Ramana Maharshi.
 
Il est né à New-York le 21 janvier 1928. Son souvenir le plus ancien est celui d'un petit homme haut de deux pieds, à la barbe blanche, se tenant au pied de son berceau et qui lui marmonnait des mots qui lui étaient alors incompréhensibles. Ce petit homme resta avec lui jusqu'à l'âge de sept ans.
 
Par la suite Robert développa un pouvoir (siddhi). Dès qu'il désirait quelque chose, un bonbon, un instrument de musique, ou un réponse à des questions à l'école, il répétait le nom de Dieu trois fois et ce qu'il avait souhaité venait à lui. Un jour, à quatorze ans, alors qu'il préparait un examen de mathématique il répéta le nom de Dieu trois fois comme c'était son habitude. Mais au lieu des réponses de l'examen il eu une expérience complète d'éveil, un grand satori, lequel le laissât ébahi et changé. Le monde n'était plus réel pour lui. Il ne pouvait voir que son Soi, l'Immuable, l'Omniprésent, la Source permanente de toute existence. Toutes choses, le corps, le monde, le mental, n'étaient que des images sur ce Soi Inchangeable. En elles-mêmes, toutes ces choses n'avaient pas d'existence réelle.
 
Il commenca à changer à tel point que sa mère pensa qu'il était en train de devenir fou. Il n'était plus intéressé à la nouriture, ni à aller l'école, ni à ses amis, ou à ses passe-temps. Il se sentait seul dans le monde parmi des gens qui n'avait rien en commun avec lui.
 
Un jour, il trouva un livre : Qui suis-je de Ramana Maharshi (*). En voyant la photo de Ramana, ses cheveux se dressèrent sur sa tête comme s'il avait reçu un choc. Ramana était le petit homme qui l'avait amusé de ses marmonnage pendant ces sept années ! Mais maintenant Robert comprenait ces marmonnage parce qu'il avait réalisé le Soi.
 
Deux ans après son éveil, il quitta New-York pour aller vivre avec Paramahansa Yogananda, qui fit de lui rapidement un de ses proches disciples et un ami. Robert Adams demanda qu'il lui soit permis de devenir un moine à la Self-Realization Fellowship à Incinatas. Yogananda lui dit que ce n'était pas son dharma, qu'il devait aller vivre près de Ramana Maharshi (*) qui avait eu une expérience spontanée d'éveil similaire quand il était jeune.
 
Robert Adams fît alors le voyage à l'ashram de Ramana près de Tiruvannamalai en Inde où il demeura durant les trois dernières années de la vie de Ramana. Robert a dit : "C'est avec Ramana que mes yeux ont été ouvert au sens de mon expérience."
 
Après le Mahasamadhi (décès) de Ramana et suivant l'ancienne tradition des sadhous et des moines bouddhistes, Robert visita plusieurs grands maîtres sur une période de sept ans, afin de vérifier la validité de son expérience d'éveil et être sûr que sa compréhension était complète. Partout où il allait, quand il s'arrêtait pour quelques mois, il était découvert, et un groupe de disciples se formait autour de lui. Robert n'aimait pas être lié de cette manière, à un ashram ou une communauté. Il préférait demeurer seul, en Silence. Heureusement, il y a quelques années il eût une vision de plusieurs grands maîtres se réunissant ensemble, se fondant dans une montagne semblable à celle d'Arunachala où l'ashram de Ramana était situé. Il compris qu'il était temps de s'arrêter et de prendre avec lui un petit groupe de disciples sincères auxquels il pourrait transmettre sa compréhension (understanding).
 
Plusieurs personnes furent bénies que Robert choisisse Sedona en Arizona pour s'installer. De pouvoir expérimenter avec un Maître du Jnana si près, à portée de mains, est en effet une grande fortune pour ceux qui sincèrement cherche la Joie ultime et la Source Ultime de toutes choses.
 
Être en présence (satsang) de Robert est une occasion spéciale où l'on peut s'assoir en silence, où on peut chanter le nom de Dieu et où on peut expérimenter la grâce et la présence d'un grand être en Darshan.
 
Comme Robert disait souvent : les trois façons les plus rapides de connaître l'éveil sont d'être en présence de la sagesse (satsang), de demeurer en la présence d'un Maître (Darshan) et de pratiquer la méthode de recherche du Soi (Self-inquiry).
 
Robert Adams est décédé le 2 mars 1997.
 
 
(*) RAMANA MAHARSHI
(1879-1950)
 
Ramana Maharshi Venkatraman est né en 1879 dans une famille brahmane. Il fit ses études au lycée américain de Thiruchuliyal, près de Madurai, dans le Sud de l’Inde. À 17 ans, alors qu’il se trouvait tranquille dans sa chambre, il est immergé d’une angoisse terrible de la mort, puis contemple la source divine de son être, le « je » immortel opposé au « moi » impermanent. Suite à cette révélation spontanée - le corps meurt mais le Soi survit - le jeune homme quitte la maison. On le retrouve à Tiruvannamalai, une ville où depuis des temps immémoriaux, des ascètes contemplent l’Absolu. Dans une grotte au flanc de l’Arunachala, montagne sacrée où Shiva lui-même habite et qui surplombe la ville, Venkatraman entre en profonde méditation pendant quelques années. Cet ascète transfiguré, vivant dans une perpétuelle extase, est bientôt entouré de disciples qui le nomment Maharshi (Grand Sage). Un ashram se construit pour recevoir tous ceux qui affluent de l’Inde et du monde entier pour le voir. À ces humains en quête de vérité, Ramana recommande tout comme l’inscription sur le temple d’Apollon à Delphes : « Connais-toi toi-même ». Il faut plonger profondément dans le cœur et se demander «Qui suis-je ? » Au-delà des concepts mentaux de notre réalité physique, des rôles que nous jouons dans la vie, qui sommes-nous vraiment?
 
En transcendant l’identification au corps, le Soi dans le cœur est la réalité, la béatitude parfaite, pure conscience, la totalité : « Il n’y a pas de degrés de réalité. Il y a des degrés d’expérience pour l’individu, mais pas pour la réalité… »…. « Soyez tout entier dans le présent. Plongez au plus profond de vous-même et demeurez dans le Soi »….. « Il n’y a pas plus grand mystère que celui-ci; nous sommes la réalité et pourtant nous voulons parvenir à la réalité ».
 
En touchant la totalité, l’Un s’illumine des paroles de cet autre grand sage, Ramakrishna : « Ayez de l’amour pour tous, nul n’est autre que vous ». Dans cette vision égalitaire, tous étaient traités avec la même déférence par Ramana. Tous ceux qui venaient à lui, qu’ils soient brahmane, intouchable, femme, homme, riche ou pauvre et même animal, tous avaient droit à sa considération respectueuse.
 
Ramana ne s’intéressait ni aux rituels, aux dogmes, aux mythes ou aux miracles. Il n’imposait pas de changement radical dans le mode de vie de ses disciples. L’unique directive sur laquelle il était intransigeant : on ne doit jamais faire de mal aux autres entités vivantes, aux animaux. Pour notre progrès spirituel et celui de l’animal, il faut s’abstenir complètement de viande.
 
« Ne pas faire de mal (ahimsa) est la première injonction du code de discipline des yogis (…). Les aliments ont un effet sur l’esprit. Pour pratiquer le yoga, le végétarisme est indispensable, parce qu’il rend l’esprit pur et harmonieux ».
 
Ces animaux qu’on doit aimer, et non tuer pour leur chair ou leur peaux sont tout comme nous impliqués dans un processus évolutif. À un disciple qui lui demandait : « Est-ce qu’un être peut faire des progrès spirituels dans un corps animal? » Ramana répondit : « Il n’est pas vrai que la naissance humaine soit nécessairement la plus élevée et que l’on ne puisse atteindre la réalisation qu’à partir de la condition humaine. Même un animal peut atteindre la réalisation du Soi ».
 
Même un animal a un Soi, tout comme nous et à notre image peut y plonger profondément pour atteindre la libération. En étant des êtres spirituels, c’est à une redéfinition de notre rapport avec les animaux que notre époque sanglante nous convie, tout comme Ramana. Nous sommes d’égales manifestations du Suprême. Dans le mystère de nos destins, des liens nous relient à l’unicité de toutes les formes de vie, amenant l’interdépendance des multiples manifestations et des cycles d’évolution et de mutation. En parlant des animaux autour de lui, Ramana disait : « Nous ne savons pas pourquoi ces âmes habitent ces corps et quelles parties incomplètes de leur karma, elles viennent compléter avec nous ».
 
Autour du sage gravitaient de divers animaux, un écureuil, une famille de paons qu’il appelait en imitant leurs cris pour les nourrir de riz, de mangues ou d’arachides. On ne devait pas tuer les serpents dans l’ashram :. « Nous sommes venus dans leur maison et n’avons aucun droit de les troubler. Ils ne nous feront pas de mal ». Des chiens vivaient aussi autour de Ramana, fait plutôt rare en Inde, les brahmanes stricts voyant ces animaux comme impurs. Mais il eut plusieurs chiens dont Kamala, une chienne qui donna naissance à une longue lignée de descendants et qui sur l’ordre du Sage amenait les visiteurs faire le tour d’Arunachala, de ses temples et de ses grottes.
« Nous ne savons pas pourquoi ces âmes habitent ces corps et quelles parties incomplètes de leur karma, elles viennent compléter avec nous ».
Les singes fort nombreux venaient voir Ramana afin qu’il règle leurs chicanes internes. Il recevait un émissaire du peuple des singes et tentait, le plus souvent avec succès, de ramener la paix dans les tribus en guerre. Pas toujours facile cette œuvre de pacification. Ramana exhibait en riant les différentes morsures sur ses bras ou ses jambes que des singes rebelles lui avaient infligées.
 
Une vache s’était particulièrement attachée à Ramana. Elle se nommait Lakshmi et vécut près de 19 ans avec lui. À heure régulière, elle venait chercher sa nourriture, une banane, une caresse. Devenue vieille, Lakshmi tomba malade et un matin de juin 1948, la fin étant proche. Ramana alla la voir et lui dit : « Amma - mère - veux-tu que je sois près de toi? » Il prit sa tête sur ses genoux et de sa joue, effleura doucement la sienne. Plongeant ses yeux dans les siens, Ramana posa sa main droite sur le cœur de Lakshmi puis l’autre sur la tête de l’animal. Ils restèrent ainsi un très long moment, en silence. Lakshmi quitta paisiblement son corps. La vache fut enterrée près de l’ashram tout près d’autres tombes d’animaux chers à Ramana, un chevreuil, une corneille et un chien. Sur une pierre, Ramana Maharshi écrivit que Lakshmi avait atteint Mukti - la libération

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