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Les rejets médicamentaux menacent la biodiversité

L'académie nationale de pharmacie vient de lancer un pavé dans la mare en reconnaissant dans un rapport que des substances médicamenteuses se retrouvent à plus ou moins forte concentration dans l'eau.

 Son de cloche identique pour le Laboratoire d'hydrologie et de molysmologie aquatique (LHMA), spécialisé dans l'étude des pollutions et des polluants, à la faculté de pharmacie de Montpellier pour qui le nombre d'analgésiques, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires et d'oestrogènes présents dans l'eau est alarmant. La biodiversité méditerranéenne et les cours d'eaux seraient même déjà touchés par la contamination des rejets médicamenteux. Parmi les conséquences possibles sur la faune et flore, la difficulté des poissons à se reproduire sous l'action des oestrorgènes. Les scientifiques constatent déjà une féminisation des poissons mâles dans la Seine et le Rhône. Reste que pour le moment, aucune étude épidémiologique n'a été menée sur les risques et dangers des médicaments dans le long terme. Le Danemark a toutefois montré que la présence de dérivés hormonaux fait partie des facteurs environnementaux contribuant à l'apparition de malformations urogénitales. En tout cas, les solutions pour limiter cette pollution demeurent toujours délicates, d'autant que les stations d'épuration ne peuvent éliminer que 70% des composés. Voilà pourquoi le Leem a d'ores et déjà mis en place des groupes de travail avec l'ensemble des parties prenantes. Objectif ? Optimiser le dispositif de collecte et d'élimination des médicaments non utilisés (MNU). Autre idée venue de Suède : la classification des médicaments en fonction de leur impact sur l'environnement.
S.P. - 23/10/2008
http://www.campagnesetenvironn...rsite-2327.html


Labrique Baudouin
on Oct. 26 2008
Le Quotidien du Pharmacien en mars 2007 (numéro 2466) remarquait déjà  :

« L’eau de votre robinet a un léger goût de bêtabloquant, de carbama-zépine ou d’Ains ? Ne vous étonnez pas ».

« La revue note en effet que « les stations d’épuration n’ont pas la capacité d’éliminer totalement les médicaments. Lors du traitement des eaux usées, il peut même se produire une transformation en métabolites actifs. Résultat, de nombreuses substances médicamenteuses se retrouvent dans la nature sans y avoir été invitées ».

Le Quotidien du Pharmacien précise qu’« aucun endroit de la planète n’est épargné par cette pollution », puis cite Jean-Marie Haguenoer, de l’Académie nationale de pharmacie.

Ce dernier déclare qu’« en France, ces résidus ont été mis en évidence dans les estuaires de la Seine, de la Gironde, de la Loire, de l’Adour et dans la calanque de Cortiou ».

La revue relève que « d’après une étude, les concentrations mesurées vont, selon les composés, les stations et les saisons, de quelques nanogrammes par litre à quelques dizaines de microgrammes par litre pour les eaux de rivière ou les eaux marines ».

« Les médicaments les plus souvent retrouvés sont des antibiotiques, des anticancéreux, des Ains, des bêta-bloquants, des antidépresseurs, des antiépileptiques, des hypolipémiants et des hormones naturelles et de synthèse », poursuit Le Quotidien.

La revue explique que ces molécules proviennent « des effluents domestiques (produits éliminés dans les urines et les matières fécales), des rejets hospitaliers, des industries, des centres d’élevage et de pisciculture, mais aussi des médicaments périmés jetés dans les ordures ménagères ».

Le Quotidien du Pharmacien note que « la toxicité de ces résidus de médicament pour l’homme est encore méconnue ». »

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Baudouin Labrique, psychothérapeute




Baudouin Labrique, psychothérapeute
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