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Deux tiers des médecins utilisent des mesures placebos

Le malade guérit plus vite quand il pense qu'on l'écoute. Une étude zurichoise le prouve

Un mal de gorge réclame des pastilles à la menthe et un refroidissement des vitamines: beaucoup de patients en sont si persuadés qu'une prescription leur permet de se rétablir plus vite. Alors même qu'aucun effet direct de ces produits sur leur mal n'est scientifiquement prouvé.

Les médecins de famille et les pédiatres l'ont bien compris. Selon une étude réalisée par l'Uni de Zurich, plus des deux tiers d'entre eux utilisent occasionnellement des mesures placebos pour favoriser la guérison. «Sortir d'une consultation sans ordonnance peut influencer négativement l'état du malade, explique la doctoresse Margrit Fässler, qui a mené la recherche. Et le sentiment d'être écouté peut apaiser une douleur.» Car la relation médecin-patient est en soi thérapeutique. Selon le vice-président du groupe genevois des médecins omnipraticiens, Philippe Fontaine, le temps consacré au dialogue est capital. «Il y a aussi des gestes un peu magiques qui provoquent des effets placebos. Par exemple prendre la tension alors que l'état de santé ne le justifie pas. Ça tranquillise le patient.» De tels traitements peuvent produire des effets mesurables dans l'organisme, comme la production de substances calmantes.

Une critique est toutefois soulevée: est-il juste de cacher aux malades le fond de la démarche? «La plupart du temps, les indications des praticiens sont peu claires, reconnaît Margrit Fässler. Mais ils visent des résultats sur la santé, pas la tromperie.»
nature
on June 28 2009
La désinformation est telle dans ce domaine qu'on ne peut guère s'attendre, de toute façon, à entendre la vérité sortir de la bouche du médecin, même s'il est de bonne foi.

La question posée ici, me semble-t-il, renvoie à la responsabilité du patient, qui, s'il remet son pouvoir de guérison entre les mains du médecin, se verra prescrire tout et n'importe quoi, en toute confiance. Et à la responsabilité du médecin de donner aux patient des informations fiables et honnête sur son état de santé et le choix des thérapeutiques possibles, avec leurs avantages et leurs inconvénients.

Malheureusement les médecins sont formés et informés par les lobbies pharmaceutiques dont le but est de faire toujours plus de profits et sûrement pas de promouvoir la bonne santé publique. Tandis que les usagers, convaincus de leur ignorance et de leur incompétence, s'en remettent à des spécialistes censés détenir toute la vérité scientifique.
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