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« Le mythe de la « médecine du futur » »

Le Pr Jacques Testart, directeur de recherche honoaire à l'INSERM et critique de science, nous livre ici encore une pertinente et courageuse analyse mais qui en figuera pas dans les espaces habituels des médias lobbyisés ...

Extrait de "Pratiques, n° 45, 2009"

"Les projets médicaux dont on nous promet la réalisation pour bientôt seraient capables de changer complètement la nature de la médecine, voire la nature de l’homme.

On évoque les miracles de la « nanomédecine » sous l’angle de médicaments révolutionnaires, de modes de traitements ciblés inédits ou même de dépassement des capacités naturelles, physiques et mentales, de notre espèce grâce au « transhumanisme ».

On évoque aussi des incubateurs fœtaux pour remplacer (au nom de l’éthique…) les mères porteuses ou encore des organes artificiels sophistiqués pour fonctionner et même pour penser, des cellules totipotentes pour régénérer notre organisme, des thérapies géniques enfin maîtrisées…

En réalité, ce que la médecine a surtout concrétisé dans la période récente, et qu’elle devrait continuer à développer presque sans limites, c’est l’évaluation de risques variés en corrélant leur probabilité d’apparition à chaque profil génétique.

Pour cela, et même si on ne comprend rien à la genèse moléculaire du mal à partir du génome, il suffit de comparer l’ADN de groupes de personnes qui diffèrent pour un caractère donné et de postuler que toute variation significative entre leurs génomes explique la différence constatée entre ces personnes, ce qui permet des découvertes aussi fantasques que celle, récente, du « gène de la fidélité »… .

A partir de ces évaluations probabilistes (médecine prédictive) on prétend qu’on pourra trouver des parades aux maladies (médecine préventive).

La médecine prédicto-préventive est donc l’art de créer des patients en bonne santé, sans démontrer qu’ils seraient devenus malades hors des soins apportés, et sans empêcher que la maladie n’affecte d’autres personnes que la science des probabilités avait exclues de ce risque.

On conçoit qu’un tel système est inépuisable …et créateur d’activités lucratives de diagnostic et de soins, même si la mise en statistiques de l’art médical n’a de pertinence qu’en niant la fonction propre du médecin, c’est à dire en considérant des populations plutôt que des individus.

C’est la simplicité (le simplisme) de cette stratégie, combinée avec l’impossible vérification de son apport thérapeutique mais aussi avec une réelle demande (angoisses individuelles, utilisation pour l’emploi ou l’assurance, valorisation de la norme,…) qui détermine ce développement de la prédiction et de sa gestion sociale, et ceci depuis l’embryon jusqu’à la fin de vie.

Pourtant, depuis au moins trente ans, la santé est surtout affectée par des nuisances de deux types auxquelles la médecine peine à faire face. Il s’agit d’abord de l’apparition de nouveaux ennemis , virus , bactéries ou prions, contre lesquels on demeure relativement impuissants, et dont les attaques devraient s’intensifier avec l’évolution des conditions d’environnement (changements climatiques, mutation/adaptation/résistance de nouveaux germes) comme des modes de vie (grégarisation, urbanisation, mondialisation).

L’autre grand défi provient du développement intensif de l’agriculture et de l’industrie, responsable de certaines affections à partir des pollutions chimiques (cancers, asthme, stérilité…) ou de la surconsommation (maladies cardio-vasculaires, obésité, maladies métaboliques,…).

Ces deux familles de nuisances n’ont pas rencontré l’intérêt scientifique qu’elles méritent, comme si les financeurs n’en espéraient pas de rentabilité économique.

On notera que le « Plan cancer » lancé à grands renforts de médias par Jacques Chirac il y a 6 ans s’est achevé récemment dans la plus grande discrétion, faute de résultats probants.

Plutôt que placer la prévention au niveau du diagnostic, lequel justifie une intervention médicale trop souvent impuissante, la logique voudrait qu’on s’attaque aux causes du mal : effet de serre et changements climatiques, abus de médicaments, contact de substances toxiques (exemples : amiante, métaux lourds, solvants, fumées, engrais, pesticides, dioxine, phtalates, conservateurs alimentaires,…).

Ces nuisances affectent toute la population mais plus gravement les très nombreuses personnes de faible niveau socio-économique. Or, ce qui caractérise les technologies de pointe promises par la médecine du futur, c’est la sophistication et le coût de leurs applications .De plus, la prise en charge des frais médicaux par la collectivité est de moins en moins assurée dans nos sociétés libérales, y compris pour des dépenses absolument nécessaires.

Même si les merveilles technologiques à l’étude parvenaient à répondre aux promesses, qui peut croire qu’elles seraient à la portée du plus grand nombre dans une société qui freine déjà sur les soins dentaires ou les lunettes et qui oblige tout malade à couvrir lui-même une part grandissante des frais qu’il engage pour sa santé ?

Dans ces conditions, la « médecine du futur » ne pourrait être qu’une médecine de riches, ne concernant qu’un nombre infime de citoyens, et ne peut donc pas être présentée comme un progrès pour la collectivité. La situation serait peut-être différente si on changeait de modèle social et politique. Pourtant de tels changements devraient désormais prendre en compte non seulement les revendications économiques des travailleurs mais aussi des réalités nouvelles comme la fin des énergies fossiles quasi gratuites et les graves menaces sur l’environnement.

Ainsi l’objectif de réduction de 20% des émissions de CO2 correspond à un bénéfice économique lié aux maladies évitées de 20 milliards d’euros par an. Le relatif échec de la technoscience à apporter bonheur, santé et sécurité, suscite l’aspiration pour des modes de vie durables, plus autonomes et plus sobres ce qui implique des rapports nouveaux de l’homme à la nature, lesquels concernent directement l’état sanitaire des populations (alimentation saine, voire « bio », pollutions minimales, commerce équitable,…).

De plus, les leçons de l’actuelle crise économique et financière poussent à revisiter l’impératif de compétition au service d’une croissance aveugle et mortifère. Si la gestion locale et économe des ressources et des équipements qui commence ainsi à se dessiner s’accorde avec les objectifs de santé environnementale, elle contredit les propositions technologiques centralisées, coûteuses et démesurément « artificielles ». Si bien que nombre de prothèses, de diagnostics et de traitements innovants seraient sans objet s’ils visent à « améliorer » l’humain ou à modifier sa biologie plutôt qu’à lui permettre seulement de vivre « normalement ».

Aussi, que notre monde poursuive son élan vers l’utopie technologique extrême ou qu’il évolue vers l’épanouissement solidaire et durable, la « médecine du futur » que décrit l’industrie médicale ne sera pas celle de la société.
"

Pr Jacques Testart, directeur (honoraire) de recherche à l’Inserm et critique de science http://jacques.testart.free.fr/

Labrique Baudouin
on Mar. 20 2009
Bémol que je mettrais au contenu de cette remarquable analyse : l’absence de prise en compte du facteur SINE QUA NON psychique dans la survenance des maladies.

On sait à la lumière de scientifiques innovants que la plupart des maladies ne se développent qu'en présence d'un programme psychobiologique. On sait à la lumière de scientifiques innovants que la plupart des maladies ne se développent qu'en présence d'un programme psychobiologique (Seules les maladies causées par un contact physique destructeur tel que la présence massive de radioactivité, de toxiques, d'un contact avec le feu ... ne sont pas du ressort d'un programme (direct) du psychisme).

Comme le psychothérapeute Christian Flèche l'a démontré, elle n'est pas seulement générée par un "choc" et donc à l'inverse du "tout-au-psychologique" défendus par Hamer et autres Sabbah, mais la qualité comme l'intensité de la maladie sera affaire de la particularité du "terrain" propre à chaque individu ; ainsi plus le terrain est encombré (stress biologique d'autant plus important) plus la gravité de la somatisation est importante). Il faudrait aussi se garder du « tout-à-l’alimentation » tout aussi dogmatique et propre à beau nombre de naturopathes.

D'ailleurs, se rangeant à la cohorte de plus en plus grande des scientifiques modernes, l'inventeur du Sida, Le Pr Luc Montagner a aussi avancé le concept de stress oxydant ou oxydatif comme celui générant les maladies (cf. "Les combats de la vie")

Voici un exemple qui le montre : les cancers du sein.

En CHINE, le cancer du sein est appelé "la maladie de la femme riche" ou "maladie de HONG KONG", car seules les chinoises qui ont adopté le mode d'alimentation occidentale et en particulier le lait, en seraient atteintes La cause serait en effet la présence d'hormones IGF 1 et IGF 2, dans le lait, avec un tropisme sur des récepteurs mammaires.

Il est aussi reconnu que les générations suivantes de ces chinoises qui viennent vivre en occident, finissent aussi par développer de tels cancers du sein, vu le changement de terrain dû à l'alimentation ; mais il faut aussi souligner que le cancer du sein ne survient que suite à une situation conflictuelle non résolue. Chez les Chinoises vivant dans leur pays et qui ne consomment pas de produits laitiers, elles ne développeront alors que des nodules qui ne seront pas nécessairement perceptibles.

A contrario, mais uniquement dans des conditions de situations conflictuelles similaires, c'est donc chez des femmes qui consomment des produits laitiers que se trouveront celles qui développeront des cancers du sein.

Sources : « Ce lait qui menace les femmes » du Dr Raphaël Nogier (Ed. du Rocher) et celui de Thierry Souccar en phase avec lui ) « Lait, Mensonges et Propagande » (Thierry Souccar éditions) ; Thierry Souccar donne aussi d’autres enseignements par rapport aux effets pervers des produits laitiers (°)

Statistiquement, on observe que chez les droitières et strictement suivant leurs ressentis particuliers (de grâce, pas de décodage sauvage ni induit !) :
- la perte souffrante et sans que le deuil ne soit apparu rapidement de ce qui constitue selon le ressenti de la personne sa création (enfant, boulot, … « qu’on nourrit »), le cancer du sein va se situer au sein gauche : sein qui sert prioritairement à nourrir l’enfant parce que celui-ci est porté sur le bras gauche, pour laisser la main droite œuvrer (ce qui laisse la tête de l’enfant davantage en contact physique avec le sein gauche)
- la perte de ce qui n’est pas la création directe mais ce qui est nourri symboliquement en second lieu (époux, père, frère …) se traduit alors au sein droit. Pour les femmes gauchères, il faut donc inverser.

N.B. Sur la quinzaine de tels cas que j'ai accompagnés en psychothérapie, je peux confirmer que c'est conforme à 100 % (en analyse a postériori).

(°) Dans la présentation du de son livre, on peut lire : « Dans cette nouvelle édition mise à jour et augmentée de près de 100 pages, Thierry Souccar conforte son enquête sur le lobby laitier et sur les effets réels du lait sur la santé. Il montre comment l’industrie a réussi à faire d’un aliment marginal et mal considéré un pilier incontournable de l’alimentation moderne. Présentés comme « indispensables à la santé des os », les laitages cachent une réalité moins glorieuse. Vous apprendrez ainsi :

• Comment le lobby laitier noyaute la communauté scientifique et médicale ;

• Comment l’industrie laitière a fait croire que la santé des os dépend du calcium laitier ;

• Pourquoi l’ostéoporose ne diminue pas avec la consommation de lait, et pourquoi au contraire elle progresse ;

• Pourquoi les amateurs de laitages ont plus de cancers de la prostate ;

• Pourquoi les chercheurs soupçonnent le lait de favoriser le diabète de l’enfant ;

• Comment l’industrie fait croire que le calcium laitier prévient l’obésité ;

• Pourquoi les besoins en calcium ont été exagérés et quels sont vos besoins réels ;

• Comment prévenir l’ostéoporose sans se bourrer de lait.

Thierry Souccar a réuni des dizaines de nouvelles preuves. Il répond aussi aux critiques de l’industrie laitière et à vos nombreuses questions.
»


Baudouin Labrique, psychothérapeute


Baudouin Labrique, psychothérapeute

Edited by julien on Mar. 20 2009

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