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Les rejets médicamentaux menacent la biodiversité

Le Quotidien du Pharmacien en mars 2007 (numéro 2466) remarquait déjà  :

« L’eau de votre robinet a un léger goût de bêtabloquant, de carbama-zépine ou d’Ains ? Ne vous étonnez pas ».

« La revue note en effet que « les stations d’épuration n’ont pas la capacité d’éliminer totalement les médicaments. Lors du traitement des eaux usées, il peut même se produire une transformation en métabolites actifs. Résultat, de nombreuses substances médicamenteuses se retrouvent dans la nature sans y avoir été invitées ».

Le Quotidien du Pharmacien précise qu’« aucun endroit de la planète n’est épargné par cette pollution », puis cite Jean-Marie Haguenoer, de l’Académie nationale de pharmacie.

Ce dernier déclare qu’« en France, ces résidus ont été mis en évidence dans les estuaires de la Seine, de la Gironde, de la Loire, de l’Adour et dans la calanque de Cortiou ».

La revue relève que « d’après une étude, les concentrations mesurées vont, selon les composés, les stations et les saisons, de quelques nanogrammes par litre à quelques dizaines de microgrammes par litre pour les eaux de rivière ou les eaux marines ».

« Les médicaments les plus souvent retrouvés sont des antibiotiques, des anticancéreux, des Ains, des bêta-bloquants, des antidépresseurs, des antiépileptiques, des hypolipémiants et des hormones naturelles et de synthèse », poursuit Le Quotidien.

La revue explique que ces molécules proviennent « des effluents domestiques (produits éliminés dans les urines et les matières fécales), des rejets hospitaliers, des industries, des centres d’élevage et de pisciculture, mais aussi des médicaments périmés jetés dans les ordures ménagères ».

Le Quotidien du Pharmacien note que « la toxicité de ces résidus de médicament pour l’homme est encore méconnue ». »

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Baudouin Labrique, psychothérapeute

by Baudouin Labrique on Oct. 26 2008