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Maryvonne MASCLEF - Mary

LA FERME, ANTICHAMBRE DES ABATTOIRS

Started by J. Bousquet on Apr. 12 2011, with Maryvonne MASCLEF

Les paysans élèvent des condamnés à mort dont nous nous empiffrons. Y compris les enfants de la vache, du mouton, du cochon. C´est vraiment dégueulasse, une ferme !

3 contributions, including:

Voici l'histoire de "LA TRISTE EXISTENCE DE LEON LE COCHON" "Je suis à l'abattoir et je vais bientôt mourir. Déjà, quelques-uns de mes compagnons de voyage ont été dirigés vers la chaîne d'abattage et je n'ai plus beaucoup de temps pour vous raconter ma triste vie de cochon...

SIDONIE, MA MERE Je me nomme Léon et ma mère s'appelle SIDONIE. Je n'ai pas eu une existence heureuse mais la sienne fut pire, en tant que REPRODUCTRICE,elle a toujours été considérée"comme une vivante MACHINE à PRODUIRE des SAUCISSES" ainsi qu'elle entendit plus d'une fois le FERMIER le reconnaître froidement.

LA GESTATION Elle n'a connu que l'INSEMINATION artificielle, elle n' a jamais eu de CONTACTS avec les autres individus de son espèce. Puis, elle a été envoyée pendant quatre mois,(presque toute la durée de sa gestation) dans un BOX individuel où elle NE POUVAIT que se lever ou se coucher, mais PAS se retourner, s'étirer ou se gratter, car elle y était ENCHAINEE , MOINS on bouge, MOINS on dépense d'énergie et MOINS on a besoin de nourriture. Et comme les reproducteurs ne sont pas vendus pour la viande, (sauf à la fin quand ils ne peuvent plus reproduire tant ils ont été épuisés par cette vie de calvaire) on leur donne le MINIMUM VITAL de nourriture. Elle coûte cher aux éleveurs, et ce ne sont pas eux qui ont la faim au ventre en permanence. Et tout cela dans une OBSCURITE COMPLETE, ou presque. L'ENFERMEMENT Une semaine avant notre naissance, on l'a menée dans une petite niche de mise-bas qui comporte un ETROIT SYSTEME METALLIQUE destiné à l'empêcher de nous écraser en se couchant, ce qui nous laissait TOUT JUSTE L'ACCES aux mamelles. Cette cage nous STRESSAIT terriblement les uns et les autres. SIDONIE nous raconta comment, au moment de l'emprisonnement, elle se jetait sur ces barres d'acier et hurlait de DESESPOIR, ELLE qui aurait tant voulu nous PREPARER un NID, comme le font les truies d'habitude; ELLE qui aurait fait plus de 30 km dans la nature, à la veille de son accouchement pour trouver ce nid douillet. A cause de sa frustration, elle mordait le métal et tentait vainement de se libérer, au point de se faire des plaies, et elle bavait parfois avec les pupilles dilatées. Comment pouvait-elle ne pas devenir folle ? D'être dans l'impossibilité totale de se mouvoir d'être dans l'impossibilité d'ASSISTER ses PETITS à leur venue au monde ? Elle nous dit que les barreaux perturbaient tellement les truies qu'il y avait assez souvent des porcelets mort-nés dans leurs portées.... Lors de l'allaitement, elle ne pouvait même pas s'occuper de nous, comme n'importe quelle mère le fait avec ses petits. Elle ne pouvait MEME PAS NOUS VOIR, sauf lorsque nous nous approchions de son groin. Pourtant cette cage n'était pas justifiée, car jamais elle ne nous aurait écrasés dans des conditions normales pas plus que, chez nos proches cousins les sangliers, une laie ne le fait avec ses marcassins. Et, AVEC de la PLACE, nous savons que nous nous en serions très bien tirés. MAIS, il n'y avait PAS de place,pour des raisons de PRODUCTIVITE",de "RENDEMENT", les fermiers ayant préféré ENTASSER un MAXIMUM d'entre-nous dans le bâtiment. Le sol était soit de ciment nu, soit pour nous, un caillebotis métallique où il était plus aisé de faire disparaître nos déjections. Et les FERMIERS voulaient SE FACILITER la vie pour le nettoyage, d'où l'ABSENCE de PAILLE qui nous aurait pourtant permis d'avoir un tout petit univers à explorer, quelque chose à mâcher et à fouiller du museau. QUE C'ETAIT MORNE .............. COMME on n'avait rien d'autre à faire, on s'est mis à se MORDILLER les uns les autres, surtout la queue. Mais ça n'a pas duré car QUELQU'UN est venu, nous a marqué les oreilles, et a COUPE nos petites queues, SANS ANESTHESIE.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!EXCEDE par nos cris de douleur, "il"(l'éleveur qui n'élève pas ses animaux et qui surtout ne s'élève pas lui même) nous a dit "MECHAMMENT" : "Et encore, vous avez de la CHANCE parce que dans l'élevage voisin, on ARRACHE aussi les canines pour éviter les problèmes." Il n'avait pas l'air de se rendre compte qu'il était à l'origine de tous ces problèmes-là, car, à l'état normal, nous ne sommes pas cannibales et n'avons pas une agressivité exagérée.

LA SEPARATION A l'âge de trois semaines, bien trop tôt, on nous a séparé de notre mère pour toujours. Chez certains, c'était encore bien plus tôt. En fait, le sevrage ne DEVRAIT être effectué que vers six à huit semaines, mais, en se dépêchant, on arrive à faire faire CINQ portées en deux ans au lieu de quatre à MAMAN . Sidonie nous a dit : les humains appellent ça "la LOGIQUE du PROFIT", "LOGIQUE" qui fait qu'elle ne produira des porcelets que trois ou quatre ans. DEFORMEE par les grossesses rapprochées, USEE par la captivité, l'immobilité, l'ennui et la FAIM, elle devient vite peu productive et rejoint le CIRCUIT HAVITUEL des porcs, en direction de votre ASSIETTE via l'ABATTOIR. En retournant vers l'insémination, ses MOTS d'ADIEU ont été : "Vous êtes sans doute une de mes dernières portées... C'est DECHIRANT pour une truie de se séparer si tôt de ses porcelets. Nous étions encore plus STRESSES sans sa présence. On nous a donné encore davantage de MEDICAMENTS, notamment, des ANTIDEPRESSEURS et des ANTIBIOTIQUES. En effet, nous commencions à souffrir de maladies des intestins, voire de DYSENTERIE, et surtout d' INFECTIONS PULMONAIRES, à cause de l'ammoniaque provenant du lisier et s'accumulant sous nos boxes. De plus, les claires-voies en bois dont nous disposions maintenant n'étaient pas plus confortables que les caillebotis de la "cage". Nombre de mes frères ont développé des BOITERIES. Mes membres se sont progressivement DEFORMES mais j'ai eu la CHANCE de ne pas avoir de nécroses comme d'autres. L'histoire de Léon n'est pas finie, Il lui reste à vous parler de : L'ENGRAISSEMENT , L'ENNUI ET LA MALADIE , LE TRANSPORT, LE JAMBON, C'EST NOTRE CHAIR L'ABATTOIR ce sera dans mon prochain commentaire , car là , je suis anéantie devant tant de BARBARIE dans les élevages industriels, devant le calvaire de ces pauvres bêtes innocentes, devant tant de cruauté, je me dis que ceux qui font ça méritent un CHATIMENT !!! CELA DURE DEPUIS TROP LONGTEMPS IL FAUT FAIRE CESSER CES CRIMES CONTRE L'ANIMALITE

Texte de : Aequalis Animal En 1998, la LAF-DAM (Ligue antivivisectionniste de France – Défense des animaux martyrs) a fusionné avec l’association Æqualis pour devenir Talis. En 2000, le nom de l’association a changé, Talis est devenue One Voice.
By Maryvonne MASCLEF on May 18 2012
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